Décidément, ces chèques cadeaux sont chaque année l’occasion d’un feuilleton original.

Cette année, ce n’est pas une distribution de chéquiers anonymes qui apparait mais une impossibilité de les payer du fait de l’absence de versement de la subvention de l’entreprise Adrexo.

Cette année, le secrétaire du C.E. n’a surement pas touché de commission sur l’achat de ces chéquiers sous forme d’un bon cadeau supplémentaire à son profit comme cela était le cas précédemment.

Résumé des épisodes précédents :

Le C.S.E. vote pour un chèque cadeau de 80 euros par salarié, fixe des conditions et sélectionne un prestataire.

Tout semblait rouler normalement…

Mais finalement, Adrexo ne paye que la moitié de sa subvention au C.S.E. qui ne pourrait émettre que des bons à 40 euros donc !

Solution possible, il faudrait engager une procédure judiciaire contre l’entreprise mais, la, contre toute attente, c’était prévu mais retiré de l’ordre du jour de la réunion précédente pour ne pas froisser la susceptibilité des actionnaires.

Voila le C.S.E. qui ne peut donc rien faire du tout en l’état actuel des chose, à part…attendre.

L’actionnaire assure que la subvention ne pose aucun problème… mais ne la verse pas, le C.S.E. est paralysé, bref, ce n’est pas gagné !

Ce doit être comme tout le reste, décalage de la date de versement des salaires, loyers des agences impayés, factures fournisseurs payées à la Saint Glin-Glin, factures des médecines du travail oubliées, ca ne pose pas de problème, mais ce n’est pas payé.

A qui profite le crime… certainement pas à nous, les salariés !

Pouvons nous espérer recevoir les chéquiers en novembre, rien n’est moins sur puisque les jours passent et tout cela ne s’organise pas en 48 heures !

Nous espérons tout de même, que dans son extrême bonté, l’entreprise arrive à se délester de sa subvention rapidement pour que les salariés ne soient pas trop pénalisés, c’est en tout cas ce que promet Monsieur PAUMIER, l’un des actionnaires, mais qui nous a habitué à ne pas donner la stricte vérité à la représentation des salariés, c’est le moins que l’on puisse dire !

Cerise sur le gâteau, il se trouve parmi les syndicats de l’entreprise, un qui trouve finalement que si les 500 000 euros manquants peuvent arranger l’entreprise et permettre d’assurer les salaires de fin novembre, les salariés pourraient attendre un peu pour les cadeaux de noël.

Incroyable !

Voila un message bien téléphoné par la direction qui s’est trouvé une marionnette pour jouer au ventriloque.

Coté C.A.T., nous n’allons pas assister à la débandade plus longtemps et allons siffler la fin de la récréation. Vous pouvez compter sur nous !