Les chéquiers cadeaux anonymes du comité d’entreprise : Notre vérité !

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Au comité d’entreprise de décembre, un point a été fait sur l’existence de chéquiers cadeaux anonymes distribués à des salariées par le trésorier et UN représentant syndical au C.E.

Autant dire que nous n’avons pas été convaincus mais alors pas du tout par les explications vaseuses du trésorier. La direction n’avait pas non plus vraiment l’air convaincue.

Le trésorier a tenté d’expliquer que des chéquiers prévus initialement pour la catégorie des directeurs de service avaient été retirés de la circulation, pour finalement réapparaitre sous la forme de chéquiers anonymes… Ben voyons !!!

Ces chéquiers ont été distribués sans consultation des membres du comité d’entreprise, ce qui est en soi une faute grave, qui relève du délit d’entrave. Nous nous en occupons…

Néanmoins, cette « erreur » ou « tour de passe-passe », pour les moins crédules, cachent une opération bien plus illégale.

Après enquête et d’après les témoignages recueillis auprès de personnes bien informées, la carambouille est plus subtile et rentable…

Vous avez un budget d’1 millions d’euros (par exemple) et votre prestataire vous consent une remise de 5% par an sur la totalité. Sauf qu’en fait, cette remise officielle de 5% se transforme en remise de 4.5% et le reste de cette remise, 0,5%, se transforme en chéquiers cadeaux pour quelqu’un ou quelques uns..

Vous avez bien calculé, 0 ,5% d’1 million d’euros, ça fait 5 000 euros en chèques cadeaux… C’est beau, non ?

Pour le comité d’entreprise d’Adrexo, le budget avoisine les 1,2 millions d’euros.

Cette opération peut être légale si elle est prévue par une consultation du comité d’entreprise. Certaines entreprises le font pour notamment organiser une tombola ou en faire profiter certains salariés à des postes particuliers ou handicapés. Quoi qu’il en soit jamais à des fins personnelles et jamais sans l’avis favorable des élus du comité d’entreprise.

Cette bonne « affaire » peut se renouveler, apparemment, chaque année…

C’est évidemment interdit et ces « tripatouillages » tombent sous le coup de la loi.

La direction de l’entreprise se doit d’être vigilante, parce que ce genre d’exercice peut plonger rapidement le Président du comité d’entreprise (qui est le représentant de l’entreprise) dans de gros embarras… Pour notre part, nous attendons une réponse à notre courrier adressé au président du C.E. et déposerons nos observations en fin d’année auprès du Procureur de la République.

Les « arrangements » opérés par nos épiciers du C.E. font partie d’une liste de magouilles longue comme le bras mais le temps de la justice arrive…

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