Comment un syndicat prend les distributeurs et les salariés pour des imbéciles

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Juste un exemple, mais il est symbolique d’une organisation qui veut faire croire qu’elle s’occupe de vous.

Sous forme de clin d’oeil, nous vous invitons à lire l’ordonnance de référé rendue par le Tribunal de Grande Instance d’Aix en Provence le 22 octobre 2019.

L’organisation concernée a pour particularité de s’agiter juste et uniquement avant les élections. Trop occupée “ailleurs” le reste du temps…

Elle a assigné cette année Adrexo, dans le seul but de dire qu’elle ose mettre l’entreprise au tribunal.

Son action était vouée à un échec certain, mais peut impressionner le commun des mortels.

“Nous avons osé mettre l’entreprise au Tribunal… Nous !!!!”. Dixit les syndicalistes à la petite semaine.

“Bon, nous avons perdu mais bon, c’est pas grave… On a tenté, hein !” Ont fini par concéder les compagnons du vide sidéral syndical.

Il est vrai que cette organisation est obnubilée par le mot “tribunal”. Elle le sort à longueur de phrases, alors qu’elle est largement habituée à ne rien faire ensuite. Sauf à perdre l’intégralité de ses actions judiciaires.

Nouvelle démonstration en octobre dernier. La prétendue seule organisation à attaquer l’entreprise, pourra désormais se vanter d’être également la seule à avoir perdu contre Adrexo. Pourtant dans un jugement qui ne méritait pas plus d’une page de motivations.

Et pour cause, les demandes étaient abracadabrantesques et visaient à demander à un juge, une procédure référé. C’est à dire une procédure d’urgence, qui ne souffre d’aucune contestation sérieuse. Tout ça pour dire qu’un article de la convention collective (qu’elle a d’ailleurs elle-même signé en 2004 !!!) est illégal !!!

Le juge a dû croire à une caméra cachée !

Seconde demande, suspendre les écrêtages générés par la badgeuse (immobilité par exemple).

Là encore, cette demande ne peut, à l’évidence, prospérer en référé. Procédure qui ne juge que l’évidence. Or arrêter la badgeuse quand le distributeur est immobile, même si c’est extrêmement contestable et peut parfois poser problème, recevra à coup sûr une contestation sérieuse. En l’espèce, si la badgeuse ne bouge pas, c’est “peut être” que le distributeur n’est pas en action de travail. Peut être… mais cela suffit à faire que le juge des référés ne soit pas compétent. Logique implacable. Sûrement un nouvel aléa judiciaire… Cela commence à faire beaucoup !

Le juge n’avait plus qu’à l’indiquer dans son ordonnance…

Il aurait donc fallu saisir un juge, dit du fond. Mais le temps de traitement du dossier aurait été beaucoup plus long. Ce délai n’aurait pas permis à cette organisation d’avoir une décision, même négative, avant les élections et ainsi faire illusion en racontant qu’elle est la seule à défendre les salariés.

Voila comment, cette organisation syndicale tente de prendre les salariés pour des imbéciles.

Comme chacun d’entre vous mérite la vérité, vous trouverez, si vous l’avez loupée plus haut, en cliquant ici, une copie de la décision rendue par le TGI d’Aix en Provence, qui vous confirmera tout ce qui précède.

CQFD.

6 Commentaires

  1. Je veux juste m’excuser pour hier à propos du salaire qui a été sur mon compte avec un peu de retard.Les mots ont dépassé ma pensée.Adishatz.

    • Bonjour,

      Pas de problème, c’est un sujet très irritant lorsqu’on a besoin de cet argent ! Et nous avons, comme vous, besoin de notre salaire.

  2. “Fo pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages” !

    Hahaha !

  3. Les syndicats me dégoutent, souvent ils reçoivent des enveloppes pour obtenir la paix sociale soit du gouvernement, soit des patrons. Les syndicats d’autrefois étaient plus virulent que ceux d’aujourd’hui qui nous ont fait régresser tous nos acquits sociaux d’autrefois, ce sont des traitres et des collabos du patronat, je l’ai maudit !

    • Nous avons l’avantage d’être autonome, c’est une particularité essentielle et nous n’avons des comptes à rendre qu’aux salariés.

      C’est très différent effectivement

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