La N.A.O. (Négociation Annuelle Obligatoire) qui avait débuté très tardivement cette année, puis avait été annulé, puis avait repris peu avant Noël, se termine avec un accord très décevant.

Il n’y aura rien, comme d’habitude, pour les distributeurs !

L’accord qui va être signé par la majorité des organisations syndicales, dont la C.A.T., n’apportera rien, comme d’habitude, aux distributeurs de publicités de l’entreprise qui composent la majorité des effectifs.

Alors, pourquoi le signer ?

Il n’est cependant pas totalement négatif car il permettra, et ce n’était pas arrivé depuis longtemps, d’obtenir une avancée avec une revalorisation accordée pour les assistantes technico-commerciales.

C’est une revendication que nous portions depuis plus de 5 années. C’est à dire tout au long de la dernière mandature du C.E. et à chaque N.A.O, qui a fini par être suivie, sur le tard, par les syndicats « historiques » de l’entreprise. Il n’est jamais trop tard… Surtout la veille des élections…

Mais tant mieux pour les assistantes qui méritaient depuis longtemps ce changement, largement mérité, de leur statut au sein de l’entreprise.

Les salariés payés au niveau 1.3 pourront aussi constater une légère revalorisation.

Mais, coté employés aux niveaux 1.1 et 1.2, c’est à dire les distributeurs principalement, rien n’est au programme !

Nous regrettons vivement cette situation et remettrons ce sujet au programme des négociations 2021, bien évidement.

Car, nous avions proposé des évolutions qui n’étaient pas forcément coûteuses, et même certaines ne coûtaient rien, dans le domaine de la formation, par exemple.

La direction a tenté d’embarquer les organisations syndicales dans un projet d’accord visant à engager la signature d’autres accords…, Bref, du vent sur du vent, ce qui a occasionné une rupture des négociations et l’élaboration d’un projet limité au sujet des assistantes mais portant sur une réelle avancée et non d’hypothétiques propositions ne servant qu’à occuper de la surface sur le papier.

Comme a son habitude, la direction démontre ainsi son mépris pour les distributrices et les distributeurs qui composent pourtant le socle de l’entreprise.

Avec une volonté de détériorer la qualité, pour toujours faire plus d’économies, la direction engage sa responsabilité sur la dégradation des conditions de travail et l’affaiblissement des capacités de l’entreprise à se maintenir sur le marché de l’imprimé publicitaire.

Nous ne sommes pas dupes. Nous comprenons parfaitement que le groupe flèche une grande partie des coûts sur Adrexo afin de favoriser d’autres filiales. Notamment colis privé, le « fleuron du groupe, qui profite nettement de la structure Adrexo sans en payer tous les coûts.

Tout cela est clairement identifié par les expertises menées par le C.E. puis le C.S.E. et par les comptes d’exploitations de chaque agence Adrexo.

Par la sous traitance qui va intervenir prochainement sur tout le territoire et l’intervention de la Poste sur les secteurs ruraux, pour le compte d’Adrexo, c’est plusieurs milliers d’emplois qui sont menacés. Tout en sachant que chacun de ces emplois n’aura pas accès à des reclassements.

L’entreprise a fait le choix de ne pas associer les organisations syndicales sur le sujet. Elle et nous indique ainsi qu’elle n’utilise aucun outil de pilotage pour cette opération qui va pourtant engager un changement radical des conditions de travail d’une grande partie des salariés de l’entreprise.

Tout cela pour vous dire, cher(e)s collègues distributrices et distributeurs qu’avec une direction qui oublie, depuis tant d’années, ses forces vives et essentielles. Il est aussi de votre responsabilité de vous impliquer avec nous dans la défense de vos intérêts.

Cela passe par des initiatives individuelles pour la défense de vos droits, mais aussi par votre implication dans des forces syndicales pour défendre collectivement nos intérêts. Il existe une multiplicité de syndicats qui peuvent répondre à vos attentes. Nous comptons aussi sur vous, pour composer, avec nous, une force toujours plus structurée.

En l’absence de C.S.E. dans l’entreprise, c’est d’autant plus important pour nous tous que les organisations syndicales représentent un grand nombre de salariés. Il n’y aura pas de C.S.E. avant plusieurs mois, peut être pour l’été, mais sans doute même plus tard, les négociations s’annoncent longues et difficiles. Surtout lorsque la direction refuse toute avancée et ainsi favorise certaines organisations syndicales par intérêt et calculs malsains pour vos propres intérêts.

Vous nous aviez placés, aux dernières élections de 2020, en tête des organisations syndicales de l’entreprise, nous sommes vos obligés et nous ne vous décevrons pas. Comme d’habitude !