L’assurance maladie permet d’auto-déclarer un arrêt de travail mais vient de préciser les modalités…

Le service de télédéclaration dit « declare.amelie.fr » permet deux choses :

1 – Depuis la fermeture des établissement scolaires, de déclarer devoir garder ses enfants au domicile pour les parents n’ayant pas accès au télétravail.

Pour cette mesure, pas de changement.

2 – Plus récemment, « d’identifier des personnes dont l’état de santé conduit à les considérer comme présentant un risque de développer une forme sévère de la maladie. »

Ce dispositif a été utilisé par nombre de personnes pour demander à être mis en arrêt de travail pour une durée initiale pouvant aller jusqu’à 21 jours.

Le communiqué envoyé était assez vague et confirmait ce qui avait pu être compris lors de l’allocution du Président.

Ce 23 mars, l’assurance maladie a précisé les critères de validation qui diffèrent sensiblement du « quoi qu’il en coûte » présidentiel…

Ce dispositif est réservé

aux assurés enceintes aux salariés dans leur 3ème trimestre de grossesse ou pris en charge en Affection de Longue Durée au titre des pathologies listées par le Haut Conseil de Santé Publique.

Cela veut dire plus simplement que ne sont concernés par l’arrêt auto-déclaré que les personnes pris en charge à 100 % dans le cadre d’une A.L.D. (Affection longue durée), ce qui est très différent de ce qui était prévu au départ, et on vous dira aujourd’hui ne pas avoir été assez précis initialement.

Les salariés pris en charge en A.L.D. le savent et souffrent de pathologies bien connues type diabete de type 1 et 2, maladies cardio-vasculaires, maladie psychiatriques, alzheimer, parkinzon, A.V.C., etc…

Nous attirons donc l’attention des salariés d’Adrexo qui auraient déclarées par ce biais leur absence sans être pris en charge en A.L.D. et qui vont se voir notifier un refus le l’assurance maladie.

Il ne recevront pas le volet n°3 à remettre à l’employeur pour justifier de l’absence.

Pour ce qui concerne Adrexo et Adrexo productions toujours, ces salariés seront basculés automatiquement sous le régime de chômage partiel sans démarche particulière, et ce, à compter du 17 mars ou du jour d’arrêt du travail s’il est postérieur.

Cette précision de l’assurance maladie n’est pas étrangère au nombre d’arrêts reçus qui avoisinerait le million dont 850 000 pour la garde d’enfants et 250 000 pour des personnes à risques. Le coût de cette mesure s’annonce donc très élevé et il est probable qu’il préfigure un certain nombre d’autres « précisions » dans tous les domaines qui viendront amoindrir la charge financière.