Pont Royal – Open de Provence : La C.A.T. a rencontré Eric Paumier au départ du trou n° 13

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Alors que nos collègues, de quelques autres organisations syndicales, avaient fait le choix de tenir kermesse, en agitant des fanions jaunes et en soufflant dans des trompettes à l’extérieur du domaine sous bonne garde de la gendarmerie, qui renforçait la sentinelle habituelle à l’accueil, à un kilomètre de ce brouhaha “révolutionnaire” nous étions déjà en position sur le parcours de golf de Pont-Royal, sur la commune de Mallemort-en-Provence, ce 28 septembre 2019, de bon matin.

Oui c’est une longue phrase mais ça le méritait !

D’autres organisations, dont un représentant de l’une d’elles vient de prendre partie, par mail , pour les actionnaires, n’avaient pas jugé utile de faire le déplacement. Mais nous y reviendrons dans un prochain article.

Hopps est le partenaire principal de l’Open de Golf de Provence, et il y a quelques problèmes actuellement dans le groupe…, ce n’est pas un secret.

Le déroulement de cette compétition tombe mal en ces moments tourmentés, une fois de plus ou comme souvent, nos actionnaires ont un problème avec le timing.

Gérer une crise pendant que l’on souhaite s’exposer en belle et grande entreprise peut poser un problème. Les organisateurs n’y sont pour rien, les sportifs participants non plus, ce “sparadrap” syndical (dixit un organisateur) s’accroche à eux et détériore la quiétude des lieux.

Pour notre part, nous avons souhaité aller au contact et ne pas nous limiter à faire du bruit, déplier des banderoles et distribuer des tracts à une population venue soutenir les organisateurs en assistant à un Open de golf ensoleillé et qui ne connait même pas la marque Adrexo.

C’est le moins que l’on puisse dire !

A une heure où les habitants des lieux consentent à ouvrir une paupière en attendant d’ouvrir la seconde, l’équipe de la C.A.T. a pu passer les protections mises en place à l’entrée et s’installer sur le domaine. Il ne restait plus qu’à attendre l’arrivée des organisateurs et du sponsor en la personne d’Eric PAUMIER.

Inutile de vous dire que le domaine de Pont-Royal est absolument magnifique. Nous aurions presque pu penser être à une réunion préparatoire du comité d’entreprise. Un peu le même univers. Un univers à la Disney !!!.

En effet, l’intérêt n’était pas d’organiser un pique-nique entres camarades juste pour les photos mais bien de rencontrer nos dirigeants et de parler directement avec eux.

En quelque sorte privilégier l’utile à une action de communication. Nous ne sommes pas en période électorale, comme le prétend la direction. Nous sommes en période de crise et il n’y aura pas d’élections du tout si l’entreprise disparaît. La priorité est donc dans l’action.

Notre représentant Salim Henouda avec Eric Paumier.

Pour nos représentants présents sur place, les choses étaient entendues. Trouver le moment et le lieu les plus propices à une rencontre, afin qu’Eric Paumier puisse répondre dans la sérénité et sans détours. Et ne pas se sauver en courant et alerter la sécurité. Ce n’était pas le but !

La rencontre finit par avoir lieu au bord du practice, évidemment, d’une manière naturelle et sans esclandres au départ du trou n°13. Pour les superstitieux l’histoire commençait mal !

Une fois les présentations faites, M. Paumier nous demanda de le suivre un peu à l’écart, afin d’être plus tranquille.

Nous avions, évidemment, envie de lui poser un tas de questions mais nous avions conscience que nous n’étions pas à une réunion officielle et qu’il était nécessaire d’aller à l’essentiel.

Notre première question porta sur le communiqué de l’assemblée générale publié le 24 septembre au soir.

Eric Paumier nous répondit qu’il confirmait que la situation est bien celle expliquée dans ce communiqué, avec encore environ 10% du contenu à affiner, puisque ce communiqué parle aussi de l’avenir. Qu’il va falloir trouver 30 millions avant la fin de l’année mais que cela ne devrait pas trop poser de soucis, étant donné que des contacts sérieux ont été pris avec des investisseurs et partenaires qu’il faudra trier avec attention.

Il a aussi déploré que ces discussions, avec les éventuels partenaires, soient “parasitées” par la campagne de presse de ces dernières semaines. Il continua en expliquant que les commissaires aux comptes avaient levé le droit d’alerte économique et que même si “certains” oeuvrent pour que le groupe soit démantelé, ce serait uniquement pour “récupérer” l’activité colis qui, d’après M. Paumier, serait le joyau tant convoité.

Il nous a confirmés, sans sourciller, que les salaires de septembre seraient bien versés en temps et en heure. Nous lui avons posé la question plusieurs fois pour être sûrs d’avoir bien entendu. Information de la plus haute importance pour tous les salariés d’Adrexo.

Puis ensuite Eric Paumier a déploré une nouvelle fois la campagne de presse autour du groupe et aussi certains articles parus sur les sites syndicaux, notamment ceux qui parlaient de sa famille. Même s’il nous a assurés de son respect à l’endroit de la liberté d’expression syndicale et au droit à l’information.

Ensuite nous avons abordé les sujets touchant à l’activité des distributeurs et des distributrices : manque de moyens, d’outils, de considération, ainsi que l’incompréhension d’une grande partie des salariés pour ce qui concerne la stratégie des décideurs et surtout le manque de communication “directe” des actionnaires. Notre actionnaire présent répondit qu’il avait entendu nos doléances et tout ce qui avait été dit serait pris en compte et servira à l’avenir aux discussions de fond afin d’améliorer les conditions de travail de tous les salariés d’Adrexo.

Nous tenons à vous préciser que tout ce qui a été écrit ci-dessus est l’expression et seulement l’expression de M. Paumier. Il nous a répondu avec ses mots et en utilisant sa perception de l’actualité. En tout cas, il était important d’entendre un actionnaire en “direct” sur la situation que nous vivons toutes et tous, alors qu’aucun des deux ne s’étaient exprimés, depuis longtemps, sur les différents sujets qui inquiètent, face à des salariés d’Adrexo.

Nous n’allons pas ici vous expliquer que : “Nous ne demandons qu’à les croire”. Les représentants de la C.A.T. ne “croient” rien, ils attendent des actes et surtout des solutions aux problèmes et aux inquiétudes que rencontrent les salariés.

Nous avons décidé de rencontrer Eric Paumier, chez lui, non pas pour le croire mais pour qu’il prenne ses responsabilités face à des salariés d’Adrexo et nous expliquer quel est “sa perception” de l’avenir de notre entreprise. C’est ainsi que l’action syndicale est perçue par les représentants de la C.A.T.

Baratin ou pas baratin ce n’est pas le sujet. Le sujet c’est : “Tu nous as dit ça et bien on a entendu mais on attend seulement que cela soit fait et bien fait, point barre !”.

Cette rencontre s’est déroulée de manière courtoise et dans le calme. Nous tenons à le préciser.

Comme disait Montaigne : “Le bruit ne sert à rien, sinon à rendre les gens sourds !”

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8 Commentaires

  1. Bonjour,

    Excellent initiative,je reconnais.
    Salim,si je comprends bien,tu es l’homme en polo rouge,pantalon blanc et cheveux grisonnants? Lol!

    • Bonjour.
      Malheureusement mon cher Elmis je ne supporte plus depuis quelques années des tenues près du corps, contrairement â M. PAUMIER.

  2. non c est pas lui
    au lieu de jouer et de savoir gérer une société avec des procés au cul avec des actionnaires pareils qui ne pensent que pour eux
    des procés devant les tribunaux prud homaux inspection travail palais de justice a l encontre des salairié(e)s
    quelle honte

  3. Bravo pour cet acte de syndicalisme efficace de la part de notre jeune délégué responsable de la CAT dans le CE de HOPPS GROUP + ADREXO qui avait été évincé des décisions prises au sein d u cercle dirigeant de cet organisme si peu efficace !
    J’espère qu’à cause de cette tête – à – tête sans témoin ( s ) – s’il n’y avait pas l’ “I – ou Smart – Phone qui enrégistrait tout ? -, il n’y aura pas de “démenti” en ce qui concerne le contenu de la conversation et surtout de toutes les promesses faites en faveur des conditions de travails des salarié es – distributeurs de HOPPS GROUP ++ ADREXO !

    • Bonjour.
      Merci pour le “jeune délégué” c’est très flatteur pour lui. Eric Paumier nous a autorisé à diffuser sa photo et à retranscrire ses propos. Devant témoins puisque notre “jeune” représentant était évidemment accompagné par des camarades de la CAT bien élevés. D’ailleurs, nos représentants fair-play ont proposé à notre interlocuteur de nous joindre si ses propos diffusés n’étaient pas fidèles. Si tel était le cas, nous corrigerons immédiatement.

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