Les Ch’tis chez Hopps.

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Adrexo fait partie du groupe Hopps. Il y a quelques mois, nous avions relayé une information publiée dans la presse économique.

Le groupe venait de racheter ADS et de l’adjoindre à DISPEO, racheté 8 mois plus tôt. Un rachat à la mode Hopps-Adrexo, c’est à dire qui ne coûte pas très cher.

Ces sociétés sont spécialisées dans la logistique et en particulier dans la préparation de commandes pour le e-commerce.

Elle était partie intégrante d’un autre groupe, Les 3 suisses, et connaissait des difficultés importantes au moment de sa reprise.

Comme pour Adrexo, Hopps Group a perçu a cette occasion une soulte (une somme d’argent affectée pour reprendre une entreprise en difficulté) pour reprendre l’entreprise. Etre payé pour reprendre une entreprise, cela évite évidement de rechercher un financement et d’engager le moindre euro !

Ces entreprises sont situés dans le nord de la France, bien loin d’Aix en Provence et bien loin, semble t il, des préoccupations liées à nos salaires.

Il nous a été indiqué par notre direction que la trésorerie du groupe est gérée de manière centralisée. C’est à dire que l’argent est géré par le groupe pour toutes ses filiales dans une sorte de “communauté”.

D’après nos informations, les salariés de ces filiales ont reçu leurs salaires normalement, bien plus, ils auraient reçu leurs primes de vacances (13ème mois). Tant mieux pour eux, mais pourquoi préserver ainsi ces salariés ?

Certes, ils sont moins nombreux (les documents officiels indiquent entre 250 et 500 salariés). Ils sont surtout regroupés sur des sites très proches.

Alors, nous les avons contactés et ils sont en effet bien loin de connaitre la situation du groupe qui pourtant, les a racheté récemment. Tout a été passé sous silence.

Comme pour des entreprises liées à Adrexo, DISPEO a fait l’objet d’une gestion par différentes sociétés depuis sa reprise. Tout d’abord, elle a été dirigée par LOG’HOPPS, filiale dirigée en propre par Eric PAUMIER puis passée sous le giron direct de HOPPS GROUP en décembre 2018.

Est ce que la situation actuelle ne serait pas la préparation d’un scission entre la partie logistique et transport et les autres branches du groupe ? Est ce l’arbre qui cache la foret ? A suivre…

Nous n’osons croire que les modifications et transferts opérés depuis la fin 2018 sur de nombreuses sociétés du groupe, sans que la représentation des salariés d’Adrexo ne soit informée, alors que les problèmes de trésorerie étaient connus, ne traduise une volonté d’organiser une insolvabilité en protégeant une partie des structures.

Nous seront très vigilants sur ce point et plus généralement sur la gestion du groupe et de ses structures qui forme une unité, maintes fois rappelée par nos dirigeants dans leur communication.

Ci-dessous notre article au moment de ce rachat :

6 Commentaires

  1. Oui, c’est une politique qui, apparemment, est “couvert” par la législation; elle se fait – légalement ? – à l’insu des autres parties du HOPPS GROUP, surtout pas de la branche fortement affectée et pas rentable – et donc à supprimer bientôt !- ADREXO.
    Je me demande – sans pouvoir en livrer des preuves – que les transactions ayant eu comme suite un report du payement des salaires d’un jour fin 12/2018 et début juillet 2019, avec un découpage des transferts de salaire en deux parties proportionnelles bien calculées et au désaventage des salari es d’ADREXO – sont en lien avec un “report d’argent pour investir dans cette logistique porteure d’euros dans un futur proche peut – être – ou pas ? – et que la décision “abrupte” – en même temps avec ce report – , du temps MAX qui sert à faire des économies de salaire pour une quantité pas négligeable des distributeurs et d’autres catégories de salarié es, dans un court et moyen terme, s’inscrit dans cette logique.
    Les collègues de MEDIAPOST disent qu’il y aurait une perspective de 2 ans maimum pour la publicité en papier – donc: pubs – et adressés ? – ou que pub ? -. Ce serait après les prochaines élections présidentielles et législatives…. !

    • Bonjour,

      La principale entreprise du groupe est Adrexo. D’autres filiales s’appuient également sur Adrexo pour augmenter la couverture en profitant du réseau des agences.

      L’imprimé publicitaire demeure aujourd’hui indispensable aux magasins pour créer du passage.

      Le décalage d’un jour, avait pour but d’améliorer, artificiellement, le bilan semestriel de l’entreprise. En effet, ce montant n’a pas été pris en compte sur le premier semestre et vient donc minorer les charges. Si la moyenne des salaires était autours de 600 euros, cela représenterait plus de 10 Millions d’euros et ce n’est pas négligeable d’escamoter une charge pareil lorsque l’on veut aller voir de futures partenaires financiers.

      Aujourd’hui, la situation est différente, aucune banque ne viendrait prêter un euros à l’entreprise et aucun partenaire ne voudrait entrer au capital en conservant la même gouvernance. L’heure est à l’économie forcée. Les caisses sont vides.

      C’est bien le mode de gestion et de gouvernance qui est en cause.

  2. bonjour .donc a tres cour terme adieux adrexo et le groupe vivra bien avec 1800 personnes en moin .et en accord avec nf rien n est fait a la va vite . c est precis

    • Sans Adrexo, le reste ne peut pas fonctionner. Ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué, Adrexo intéresse de nombreux investisseurs.

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