Aucune information précise n’a été donnée sur l’avenir de la distribution en zone très rurale et donc sur l’avenir des distributeurs concernés.

Forcément, cette situation alimente toutes les rumeurs possibles.

Quel est le projet ?

L’entreprise veut négocier un accord de sous traitance avec la poste.

Rappelons que notre concurrent, Médiapost, bénéficie déjà d’un accord de ce type avec la poste.

Il s’agit de confier à la poste des poignées préparées afin que les facteurs assurent la distribution des zones rurales voire très rurales qui ne sont pas rentables pour Adrexo.

Jusqu’à présent la poste s’y refusait et une démarche auprès de l’autorité de la concurrence semble avoir fait avancer le dossier.

Des tests ont déjà été effectués en Bretagne, région ou le déploiement de ce projet est en cours avant une mise en place sur toute la France en 2021.

Les zones rurales coutent chères à distribuer, les distances à parcourir sont plus élevées ainsi que le temps de distribution.

De plus, ces secteurs bénéficient de moins de documents, ce qui entraine un manque de rentabilité.

Que vont devenir les distributeurs de ces secteurs ?

Plan social ? Ce n’est pas prévu pour l’instant.

Pourtant, il y aura bien un impact social avec une réduction certaines des heures de distribution.

Pour nous, c’est l’aspect humain qui est préoccupant car si l’entreprise prévoir de confier d’autres secteurs aux personnes concernées ou de faire réaliser d’autres taches.

Dans le cadre d’une démarche syndicale, nous avons crée un groupe de travail sur le sujet.

Il s’est d’abord rapproché du directeur régional de la région bretagne, première concernée, qui à globalement indiqué qu’il comptait sur la nature pour gérer les difficultés.

La nature, c’est essentiellement le turn over naturel dans l’entreprise qui fait qu’en ne renouvelant pas ces postes, il n’y aura plus de problème.

De la à le favoriser un peu… voir à l’accentuer…, il n’y qu’un pas.

A notre interrogation de savoir comment était anticipé ce projet et comment il est suivi et avec quels outils de mesures, il a été question d’un outil très puissant et bien connu : le doigt mouillé.

Si il sèche au sud, c’est signe de secteur sous-traité.

Accessoirement, il nous a été proposé d’en créer un…

Il semble donc que les inquiétudes des salariés, mais aussi des responsables dont on aura bientôt plus besoin dans les mêmes proportions (voir notre article sur le C.S.E. du 18 novembre 2020), soient basées sur une réalité.

Comment peut on évaluer un impact sans analyser, secteur par secteur, et donc individu par individu, pour savoir combien d’heures de travail sont concernées, combien d’heures demeureront disponibles pour ces distributeurs orphelins de leurs secteurs mais aussi avec quelles modifications de distances de trajets pour travailler ?… bref… un outil sérieux de pilotage.


En savoir plus sur Syndicat C.A.T. Milee (ADREXO)

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