De totalement inutile à rigoureusement indispensable : l’histoire d’un masque introuvable puis en sur-stock

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Souvenons nous, ce n’est pas très lointain d’ailleurs, les masques de protection manquaient partout y compris dans les hôpitaux.

Il s’agissait là de masques « chirurgicaux » car les masques plus protecteurs ne courraient pas les rues non plus.

Le gouvernement, allait alors nous dire très clairement, autorité de santé en tête, que les masques ne servent à rien pour la population.

Les masques sont alors réquisitionnés pour être réservés aux soignants. Un décret indique également que les blouses à usage unique pourront désormais être lavées.

A cette époque, la vraie difficulté, c’est surtout que personne ne sait où les stocks de masques ont été rangés. On découvrira rapidement qu’une bonne moitié est hors d’usage puisque périmée et que l’autre moitié ne suffira pas aux besoins.

En fait, voyant avec quelle facilité l’acheminement de masques se faisait depuis la Chine, le gouvernement avait préféré ne pas stocker et commander au fur et à mesure des besoins.

C’était ignorer la possibilité qu’une demande mondiale allait voir le jour et que la Chine ne pourrait fournir tout le monde rapidement.

Plutôt que de l’exprimer, le gouvernement préférait alors indiquer que tout ça n’était pas très grave, et que finalement, il suffisait de reculer de deux mètres pour s’exonérer du port du masque.

C’est tout à fait exact mais pas toujours possible.

En attendant mieux, nous avons donc vécu l’apparition des masques dit « grand public », qui sont encore moins protecteurs mais qui permettent d’éliminer quelques risques.

Rappelons que le masque n’a pas beaucoup d’intérêt pour soi-même mais surtout un intérêt pour les personnes croisées à proximité immédiate.

Cette invention des masques en tissu ont occupé nos couturières bénévoles pendant le confinement et largement fait travailler les pays dont le coût de la main d’œuvre est très bas.

Côté travail, pour nous, distributeurs, nous avons reçu à la reprise, 2 ou 3 masques tissus lavables, qui ont surtout eu l’intérêt de dédouaner l’entreprise de sa responsabilité mais dont on pouvait douter de leur efficacité.

A cette période, il était pour autant pratiquement impossible de trouver mieux.

Assez récemment, les centres ont reçu de nouveaux modèles et de quoi recharger les pulvérisateurs de gel hydroalcoolique. Tant mieux !

Les plus à plaindre dans l’entreprise ont été ceux qui continuaient à travailler pendant le confinement, à savoir principalement les livreurs de colis Adrexo, qui n’ont reçu les premières dotations en matériels qu’assez tardivement.

Aujourd’hui, tout va mieux, la Chine s’est mobilisée pour fournir des masques au monde entier. Nos fournisseurs et fabricants locaux, sollicités en urgence, s’inquiètent même de la présence de stocks invendus tant la concurrence étrangère a été performante.

Cette situation permet aujourd’hui à nos gouvernants de rétro-pédaler. Ce qui est une activité sportive comme une autre et ainsi de rendre prochainement obligatoire le port du masque dans les lieux publics clos.

Le masque qui ne servait donc à rien pendant le pic de l’épidémie devient indispensable aujourd’hui. Enfin, plus précisément demain, car le virus va bénéficier d’un délai de prévenance afin d’être stoppé uniquement à partir du ter août… Il pourra donc encore voyager librement pendant une quinzaine de jours.

A moins que devant autant d’énormité, le gouvernement décide d’accélérer pour surprendre le virus qui découvrirait le décret au journal officiel par surprise, allez savoir.

Ce délai va surtout lui permettre de lire tranquillement les dispositions de l’arrêté à venir, qui fera la différence entre un lieu clos accueillant du public. et un lieu clos privé. Comme un lieu de travail fermé aux clients, qui lui, ne sera pas concerné.

Dans ce dernier cas, ce sera l’employeur qui devra indiquer quoi faire. Nous rappelons d’ailleurs que les locaux d’Adrexo doivent être fréquentes avec un masque.

Voilà comment un objet « totalement inutile » est devenu « rigoureusement indispensable » en quelques semaines, par le simple truchement de sa disponibilité.

Nous vous encourageons toutefois à l’utiliser dans les lieux clos, comme les commerces par exemple, afin de respecter les autres usagers. Evidemment sans oublier le personnel qui devait souvent supporter des risques, alors qu’ils portaient eux mêmes un masque.

Enfin, encore une fois, les deux mesures indispensables restent la distanciation sociale et le lavage des mains, le plus souvent possible, au savon, ou à défaut au gel hydroalcoolique.

Cette dernière précaution fait clairement ses preuves. Tous les médecins vous diront qu’ils n’ont jamais vu si peu de gastro-entérite que cette année. En somme, nous avons réappris à nous laver les mains régulièrement.

Le virus sera présent encore longtemps. Il n’est pas possible de vivre perpétuellement en retrait du monde. Il va donc sans doute falloir s’adapter.

Peut être aurons-nous demain un nouvel arrêté pour nous indiquer qu’une autre pratique inutile devient indispensable ou le contraire. Espérons que le virus connaisse aussi les subtilités des revirements politiques…

6 Commentaires

  1. Dans les grandes surfaces que je fréquentes plus de distension et plus de port de masques….dans l entrprise ou je travaille ( magasin de pêche ) un client alors que j etais masque m a dit fait pas chier avec tes conneries………

  2. Bonjour,
    On constatait ces derniers temps un certain relâchement concernant le port du masque, certaines personnes dans les grandes surfaces venaient sans; il y a des magasins où il était obligatoire.
    Par contre, ce qui est déplorable pour nous distributeurs, c’est que nous n’ayons reçu que deux masques; normalement on était censé en recevoir d’autres mais depuis plus aucune nouvelle. Pourquoi ? Ceux reçu à force de lavages répétés commencent à s’user; ils perdent de leur efficacité. Est-il prévu des livraisons de masques dans les centres et relais ?
    Certes cela a un coût mais après si les gens tombent malades comment le travail sera t’il assuré ?

  3. Bonjour,
    Il est chanceux que le virus du ridicule ne tue pas. Nos gouvernants, avec ou sans masque, ne seraient plus assez nombreux, et les poilu(e)s décédé (e)s au front auraient été épargnés de leur bêtise.

  4. bonjour des ors que l’age un masque du fait du brassage le les phosphates il y a écartement des fibres du tissu et dès lors il faut le jeter a la poubelle et en+ si tu le passes au fer a repassé la tu passes des microbes!
    donc nous il nous prenne pour des CONS!!!!! des incultes!!!

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