Ségur de la santé, un exemple de manipulation politico-syndicale

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Le monde hospitalier a été en première ligne pendant toute la période de pandémie.

Et dire première ligne est un doux euphémisme quand nous avons pu observer les moyens mis en œuvre pour protéger nos soignants et surtout permettre un exercice normal de la médecine.

Il a fallu un temps beaucoup trop important pour fournir le strict minimum et pourtant, nos médecins, infirmiers, aides soignant(e)s et tous les professionnels de la chaîne de santé ont courageusement accompagnés les malades du mieux possible. Alors qu’ils auraient pu faire le choix de rester chez eux, exerçant un droit de retrait bien légitime.

Mais ces personnes ont fait preuve d’un courage exemplaire, faisant face avec les moyens du bord.

Le gouvernement, qui détient, avec les précédents, une part non négligeable de responsabilité sur cette situation s’est trouvé devant une contradiction flagrante. Il ne pouvait que constater la situation et annoncer un nouveau plan d’action.

Première étape : revaloriser les salaires qui avaient été bloqués depuis 10 ans.

Et comme à chaque fois, pour gagner du temps et envisager d’en parler quand l’actualité et l’opinion publique s’est calmée, mais aussi que des échéances électorales sont passées, il a été décidé de créer une commission En l’espèce le Ségur de la santé.

Tout un programme !

Le ministère de la santé est situé Rue de Ségur à Paris, le nom était donc tout trouvé.

Ces derniers jours, cette assemblée constitué des syndicats de salariés et patronaux, ainsi que du gouvernement pour aboutir à une augmentation mensuelle de 90 euros immédiatement et 93 autres euros en mars 2021.

Au total 183 euros par mois, soit, un rattrapage pour 10 ans, de 18 euros par mois, 1% du salaire. La belle affaire !

S’ajoutent à cette large augmentation, quelques cacahuètes relatives à la gestion des carrières.

Déjà, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer cet accord de pacotille, qui est loin des promesses annoncées.

C’est Nicole NOTÂT, ancienne dirigeante syndicale, qui a dû quitter ses fonctions de syndicaliste en chef après une révolte interne, qui était à la manœuvre.

Lors d’une manifestation le 24 novembre 1994, elle doit évacuer le cortège. Mise en cause pour ses prises de positions au sein de la centrale. Pendant la manifestation parisienne de la fonction publique le 17 octobre 1996, elle est vivement prise à partie pour son soutien l’année précédente au plan Juppé sur les retraites. Elle est alors accusée de « trahison » par des manifestants. La CFDT connait une vague de départs de militants, qui rejoignent ou créent des syndicats SUD.

La CFDT devient le partenaire privilégié du Mefef dans le cadre de la « Refondation sociale » lancée en 2000 par l’organisation patronale. Elle signe tous les accords, ce que déplore les autres organisations syndicales.

Cette responsable va ensuite créer une agence de notation des entreprises sur leurs activités sociétales et environnementales.

Elle sera ensuite nommée à la Halde, la haute autorité pour la lutte contre les discriminations et l’égalité.

Elle cumulera ensuite des missions européennes avec des activités au sein de la Coface (commerce extérieur). Elle soutiendra Emmanuel Macron à la présidentielle et sera accusée d’avoir accepté 60 000 euros de l’IUMM, la puissante fédération de l’industrie de la métallurgie du Medef.

Elle a été nommée déléguée à l’organisation internationale du travail par Muriel Penicaud, la juste ex-ministre du travail du gouvernement Macron.

Depuis 2016, elle est chevalier de l’ordre de la légion d’honneur.

Autant dire qu’elle est très éloignée des préoccupations des soignant(e)s et que ceux ci ne reconnaissent pas, en elle, une représentante des personnels soignants.

Patrick Pelloux (le porte parole des urgentistes) dénonce les “magouilles des syndicats” : “J’applaudis les syndicats qui ont réussi à faire des magouilles dans le dos des autres et qui ont réussi à s’arranger. C’est la France des clans, c’est la France des potentats, c’est la France qui fait croire que c’est un accord majoritaire alors que ça ne l’est pas. Ce sont des négociations de couloirs.”

Par exemple, la fermeture des hôpitaux, des lits, va continuer. Les personnels vont continuer à travailler plus avec moins de moyens.

Dans quelques mois, après la mise en place de quelques gadgets, nos hôpitaux reviendront au point de départ.

C’est donc, avec l’aval et la signature des principaux syndicats, que le gouvernement, avec l’aide de Nicole Notât, aura réussi à obtenir un accord pour laisser croire qu’une négociation aura eu lieu et que des avancées historiques vont arriver.

Ne vous laissez pas abuser, sur ce sujet et d’autres, par ces syndicats qui sont inféodés aux pouvoirs et qui n’ont pas le choix de leurs décisions.

5 Commentaires

    • Bonjour, après vérification, ils sont bien versés. Le délai est ensuite différent selon les banques.

  1. Bonjour Nous sommes le 16 juillet est-ce que quelqu’un aurait reçu son acompte dans le cas contraire que se passe-t-il

    • Bonjour, après vérification, ils sont bien versés. Le délai est ensuite différent selon les banques.

      Nous cherchons toutefois à avoir des informations précises et nous vous tiendrons informés.

  2. Enfin quelques-uns s’aperçoivent que Nicole Notat revient sur l’échiquier social comme par hasard Le fossoyeur social Mr Laurent Berger s’est bien gardé de le divulguer !
    Mais quel est le rôle de ce Mr L.Berger auprès de Mr Macron et du Medef ?
    Du syndicalisme même Patrick Peloud se révolte de ces soit disant représentants des salariés !
    Que faudra t-il aussi pour que les autres syndicats réagissent ce silence de la CGT est très surprenant !
    Les Gilets Jaunes avaient raison dans leur revendications !
    Cdt Jp

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