L’activité colis se développe mais les moyens ne suivent pas…

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Un peu comme d’habitude, l’entreprise développe une activité avant d’avoir pensé aux moyens à déployer.

C’est le cas pour l’activité colis d’Adrexo.

Aujourd’hui, preuve par l’exemple, l’activité colis d’Adrexo à Fréjus.

Nous aurions pu prendre en exemple de très nombreux sites.

La livraison de colis est sans contestation possible une activité prometteuse pour Adrexo qui est génératrice d’emplois.

Avec sa filiale Colis Privé, Adrexo peut mailler le territoire et offrir une solution à une volonté de qualité de service élevée et à des délais respectés.

L’expérimentation s’étend de plus en plus sans qu’aucun moyen supplémentaire ne soit déployé en face, en particulier pour les locaux.

On comprend facilement que l’entreprise qui a déjà du mal à payer ses loyers actuels, n’a pas la possibilité de signer de nouveaux baux.

Pour autant, les salariés, eux, éprouvent de plus en plus de difficultés pour travailler.

Cette situation ne s’est pas améliorée avec la crise sanitaire, pendant laquelle ces salariés ont continués à travailler, dans les mêmes conditions, et avec des moyens de protection bien dérisoires, au regard de la place disponible pour respecter les gestes barrières.

Dotés de 3 masques lavables inadaptés et d’un flacon de gel hydroalcoolique, ils ont été mis en avant à une période ou personne ne pouvait évaluer le niveau de dangerosité du virus.

Voici quelques exemples du fonctionnent du centre colis de Fréjus :

Les locaux, suffisants pour débuter, sont aujourd’hui trop étroits.

Ce centre a bénéficié de place supplémentaire du fait de l’arrêt de l’activité publicitaire pendant le confinement :

Pourtant, chaque jour, les livreurs et le responsable réussissent, comme souvent ailleurs, à assurer le service.

Dans ces conditions, pas de respect possible des règles sanitaires évidement, la proximité lors du tri, notamment, empêche le respect du protocole sanitaire, et ce n’est qu’un exemple, cette situation est légion partout en France.

Il est d’ailleurs à noter que malgré cet investissement et cette implication sans faille, la direction n’a pas souhaité verser le moindre centime de prime aux livreurs, malgré les sollicitations syndicales.

Coté véhicules, c’est aussi la déchéance, ils sont peu entretenus, parfois immobilisés, et il faut recourir à des locations courtes durées pour maintenir et développer l’activité, ce qui réduit considérablement la marge finale.

Voici un exemple du suivi d’un véhicule colis à Fréjus :

L’absence de plaquettes de freins a engendré des sillons dans le disque de frein occasionnant un fort risque de rupture et d’accident.

L’entreprise n’étant pas en capacité de trouver un loueur longue durée qui souhaite s’engager, du fait du fort risque d’impayé, il faut louer au mois, à un tarif négocié et il n’est pas possible de faire autrement.

C’est Europcar, entreprise aussi en grande difficulté et qui a fait les unes des magazines économiques en avril 2020 pour bénéficier d’un prêt garanti par l’état de 8 Millions d’Euros, afin de se sauver d’une mort assurée suite à des choix stratégiques contestables et à des rachats tous azimuts, qui vole au secours d’Adrexo pour louer des véhicules au mois, véhicules qu’Europcar a aussi bien du mal à obtenir elle même, du fait de ses propres difficultés.

Pendant le confinement Europcar a pu louer ses véhicules à Adrexo alors que les clients étaient bloqués chez eux, et sauver les meubles.

Mais ces véhicules reviennent ensuite dans un bien triste état…

Une fois encore, on ne peut pas reprocher à une entreprise d’aller de l’avant, sur un marché porteur, mais il faut à un moment prendre la mesure de la tache et mettre les moyens nécessaires en face.

Dernièrement, notre attention a été attirée sur cette agence, mais les témoignages et les images que nous recevons témoignent d’une situation qui devient intenables.

Les plates-formes de Colis Privé ont récemment subit des arrêts pour des manquements aux normes, il est patent que notre organisation syndicale ne laissera pas perdurer ces conditions de travail chez Adrexo si la direction ne s’engage pas dans une mise à niveau.

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5 Commentaires

  1. Bonjour j ai fait pendant 4ans la livraison de colis pour colis privé mais la livraison était à notre domicile et pas de problème contrairement à maintenant quand je vois à la reprise 600 colis sont rester à Noël dans le relais sans livraison et les commentaires sur les réseaux faut se remettre en question pour que ça soit pérenne

  2. Bonjour

    Pour le développement de l’activité colis et pourquoi Adrexo ne ferait pas un système de partenariat ou de sous traitance avec des opérateurs mondialement connus comme DHL, UPS, TNT ou d’autres ?

    Maintenant je dis peut-être une sottise, mais si c’était réalisable ! ça vaudrait la peine de tenter le coup ? non ?

  3. déjà ils sont sous statut convention de la distribution donc déjà là en illégalité; aussi si eux ont des véhicules alors les livreurs de pubs et facteurs adrexo doivent avoir des véhicules d entreprise sinon distorsion des droits des salariées s!!! Tous le groupe hoops doit être revu:
    refonte des gestions juridique, technique, expertise comptable informatique en une seule entité réorganisation du personnel livraisons (pub colis adresser, se réorienter vers le local j’ai déjà dit cela xyz foi!!

  4. Et dire qu’on ce pensait isolé dans notre dépôt ! Aucun effort de la part de la direction, on est toujours en train de trier nos colis directement au sol! Avec la crise sanitaire l’explosion du nombres de colis et le manque de considération on est arrivé à un point où même le manque de respect et de professionnalisme du CCL ne nous choque même plus… seulement un an que j’y suis et vive l’état d’esprit…

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