C’est ce qu’a indiqué le premier ministre dans son intervention télévisée du 19 avril,

Vivre avec le virus, c’est le côtoyer tous les jours dans la vie courante et aussi en situation de travail.

Pour le moment, aucun traitement, aucun vaccin ne permet de voir une sortie de crise par l’extinction du virus, il faut donc aborder cette période difficile avec pragmatisme.

L’important, c’est de se protéger et de protéger les autres.

Vous gérerez au mieux les adaptations nécessaires dans vos vies personnelles, chacun est libre de prendre les mesures nécessaires, d’autant qu’elles ne sont pas forcément les mêmes selon sa situation personnelle et son lieu d’habitation.

Mais dans le milieu professionnel, c’est l’affaire de tous et aussi des organisations syndicales.

En préambule, que peut on faire pour se protéger lorsque l’on est salarié d’Adrexo ?

Le plus important est tout d’abord d’appeler à la responsabilité de chacun :

  • Utiliser les gestes barrières et de distanciation sociale (chacun peut, à son échelle, être acteur de ce respect des consignes), ne pas toucher les autres, se limiter à une approche d’au moins un mètre, ne pas éternuer sans se protéger la bouche et le nez, se laver les mains le plus régulièrement possible,
  • Changer ses modes de communication, privilégier les mails et le téléphone pour éviter le contact direct quand c’est possible.

Ces deux premiers points ne nécessite aucun matériel particulier et font principalement appel au civisme et au respect mutuel.

La dessus, les salariés seront sans doute très rigoureux et respectueux.

L’entreprise devra les aider en mettant à disposition des moyens de se laver les mains par exemple et, la encore, cela ne devrait pas être très difficile à organiser.

Pour le reste, la responsabilité de l’entreprise est importante et les moyens qu’elle mettra en oeuvre seront déterminant pour permettre l’exécution du travail habituel des salariés.

Pour les distributeurs, le passage au centre est assez bref, mais le constat actuel indique une moyenne d’environs 45 minutes entre l’arrivée et le départ du véhicule chargé.

C’est sans doute trop. Il faudra s’organiser pour réduire le temps de passage en privilégiant des horaires de rendez-vous pour chacun, mis en place en concertation, afin d’éviter un temps d’attente trop long et le risque de croisement de nombreux collègues, qui attendraient également.

Il parait également essentiel de privilégier un système de type ‘drive’ pour acheminer les documents à coté du véhicule du distributeur.

Comme pour la livraison de colis, l’utilisation de l’écran pour signer la feuille de route est surement à proscrire, le retour au papier est possible ou peut être pourra t on mettre en place à une liste d’émargement.

Une fois cette étape passée, le distributeur est en autonomie, parfois chez lui pour la préparation, puis sur le terrain.

Il doit alors disposer de moyens adaptés à la configuration de son secteurs, gel hydroalcoolique si il est amené à toucher des portes en milieu urbain et masque pour le croisement des habitants dans les halls d’immeubles.

En milieu rural, les choses sont sans doute plus simples puisque la configuration des secteurs n’impose pas d’ouvrir de nombreuses portes et la distanciation sociale des personnes rencontrées est possible. Pour autant, il sera indispensable de pouvoir se nettoyer les mains régulièrement.

La question des gants pour les distributeurs est un vrai dilemme puisqu’ils peuvent être eux même support du virus et contaminer la personne qui se toucherait le visage avec. Ce point reste à sécuriser avec des experts du domaine.

Pour les permanents, les manutentionnaires, les gestes barrières et de distanciation demeurent la base.

Ils doivent pouvoir aussi disposer de masques, de moyen de lavage des mains et de gants pour se protéger.

Ces indications relèvent du bon sens mais l’entreprise devra évaluer les risques de façon précise car le plus important est de permettre aux salariés de travailler en sécurité.

Nous sommes nombreux dans l’entreprise mais finalement assez peu longtemps réunis, de ce point de vue, nous avons la chance de pouvoir restreindre les risques de contacts assez facilement.

Nous sommes aussi à l’écoute de vos observations car les bonnes pratiques remontent souvent des hommes de terrain.


En savoir plus sur Syndicat C.A.T. Milee (ADREXO)

Subscribe to get the latest posts sent to your email.