La consommation après le Covid-19

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L’épreuve que nous traversons bouleverse les habitudes de consommation par la force des choses et en particulier la fermeture des magasins.

L’impact direct pour Adrexo est l’absence d’annonceurs mais nous pourrions bien assister à des changements plus durables des habitudes de consommations des français qui ont pu goutter à d’autres méthodes d’achat pendant la période de confinement.

L’augmentation de l’utilisation des réseaux de plus de 70% engendre la découverte de nouvelles méthodes d’achats qui se sont concrétisées en particulier par l’augmentation sans précédent des volumes de colis des e-commerçants qui restent en activité pendant la période de confinement.

Le séjour prolongé dans les logements a fait également naître des besoins d’équipements pour des personnes qui n’avaient pas souvent connues l’impossibilité d’obtenir rapidement et à proximité un objet ou un service.

Les spécialistes prévoient un développement de la culture du confort qui va continuer de se développer avec une réduction des déplacements à longues distances, le confort de la maison deviendra une priorité. 

Différentes études mettent également en évidence émergence du “Local” avec la re-découverte des vertus des producteurs du coin.

Bio, circuits courts, étaient déjà des créneaux porteurs et en développement pour des revendeurs mais il est probable que l’expérience passée développe des offres directes des producteurs sans commerçants intermédiaires.

L’information sur ces producteurs a mis en évidence toute la difficulté de la vente et de la distribution et génère un retour aux valeurs humaines.

Le local oui, mais surtout avec des valeurs

De la consommation locale, oui, mais à présent les gens veulent la vérité, ils veulent pouvoir tracer, ils veulent de la transparence. Il y une véritable dimension humaine et humaniste dans l’achat de proximité et avec les circuits courts.

la production locale est en plein essor, les réseaux sont localisés et l’artisanat connaît une renaissance, les entreprises sont aujourd’hui très présentent sur les réseaux et permettent aux consommateurs de toucher du doigt, même par clavier interposé, le produit qu’il vont recevoir avec en plus, la sécurité de pouvoir rencontrer le vendeur si l’offre n’est pas au niveau.

Différentes plate-formes prospèrent sur le créneau de la présentation de l’offre, souvent sous forme de site participatif, comme cocote.com qui, en plus de référencer des achats de proximité et responsables, agglomère déjà, et depuis avril 2019, des offres des grands du e-commerce (Rakuten, Rue du commerce,…) ou, encore plus local, les plate-formes lancées par les communes ou les communautés d’agglomération (pays de grasse, Alençon par exemple) qui réservent l’accès aux commerçants locaux en ajoutant le poids des institutions.

L’avenir de ce type de consommation s’avère donc axé sur la proximité, l’absence de transport et le contact humain avec le producteur.

Pas sur que cela fasse les affaires des grands distributeurs qui sont les principaux clients d’Adrexo.

3 Commentaires

  1. Est ce que adrexo a anticipée, la transformation, et miser plus sur la livraison de colis, en préparant l avenir, côté matériel ( fournir les véhicule adapté au transport des produit frais, assurance….) et des distributeurs d IP, pour devenir livreur de colis.

    • Pensez vous que 17 000 distributeurs d’imprimés publicitaires puissent devenir distributeurs de colis avec des véhicules adaptés ?

      • surtout que si Adrexo voulait le faire , même un dossier de leasing pour une dacia a 60€/mois passera pas …;o)

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