Peut être oui, peut être non, ce sera, sans doute, au choix.

Le président de la république a d’abord indiqué que les « séniors » resteraient sans doute confinés un peu plus longtemps que les autres.

Finalement, le 17 avril, nouveau rétropédalage, ce n’est plus d’actualité !

Hier soir, le premier ministre a indiqué « qu’il sera fait appel à la responsabilité individuelle », autrement dit, chacun devra évaluer si il peut et veut sortir de chez lui.

Au sens de l’organisation mondiale de la santé, sont considérés comme seniors, les personnes âgées de plus de 60 ans.

Dans les mots des différentes instances, on peut considérer l’aspect bienveillant des autorités qui pourraient finalement inciter les seniors à rester chez eux, si ils le souhaitent, par précaution.

Une seule chose n’est pas dite… que se passera t il pour les seniors qui travaillent ?

On pourrait imaginer que certains veulent immédiatement reprendre le travail mais on peut aussi penser que d’autres vont préférer rester chez eux par précaution.

Ce choix est légitime et peut varier selon l’age et la santé de l’intéressé.

Un choix qui pourrait avoir son importance car la formulation actuelle des ministères semblent plutôt indiquer que le « senior » devra assumer son choix et les conséquences financières de celui-ci.

Notre inquiétude porte donc sur le revenu de substitution qui sera accordé aux personnes qui ne pourront ou ne voudront pas travailler.

Parallèlement, en cas d’absence de dispositif adapté, et avec la disparition de l’arrêt dérogatoire pour personne a risque au 30 avril, les salariés seniors pourraient bien se voir privés de rémunération.

Vous avez pu tous les constater, le « quoiqu’il en coûte » présidentiel du 17 mars se transforme petit à petit, et surtout au fil des prévisions du coût final des mesures, vers un message dont le coût sera beaucoup plus limité.

La volonté de l’état est de remettre la France au travail, d’augmenter l’immunité collective, de tester les personnes présentant des symptômes et de voir venir.

Pour Adrexo et les seniors qui composent partiellement les équipes de terrain, cette évolution n’est pas sans effet car, à défaut de dispositif spécifique et dérogatoire, les salariés devraient justifier leurs absences par une demande de congé sans solde, ou par la prise de congés payés, voire par un arrêt maladie si les médecins y sont autorisés sans qu’un constat d’un maladie avérée ne soit nécessaire.

A partir du premier mai, tous les arrêts dérogatoires passeront sous le régime du chômage partiel obligeant ainsi les entreprises à avancer les salaires pour se faire ensuite rembourser. Une raison de plus pour éviter que nos seniors restent chez eux…

Nous attendons donc les précisions nécessaires sur les mesures d’accompagnements.


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