A Paris, des badges Vigik de distribution servaient à cambrioler des appartements

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Ouest France. 17/02/2020.

Paris. Ils trafiquaient des badges d’accès aux immeubles pour les vendre aux cambrioleurs

Les policiers de la sûreté territoriale de Paris ont démantelé un vaste trafic de badges donnant accès à des immeubles de la capitale et des Hauts-de-Seine. Ces passes auraient été utilisés dans des centaines de cambriolages.

De passes trafiqués pour pénétrer dans les immeubles et cambrioler les appartements. C’est ce qu’ont découvert les enquêteurs de la sûreté territoriale de Paris en démantelant un trafic de badges d’accès. Il concernait la capitale mais aussi les Hauts-de-Seine, rapporte Le Parisien ce samedi 15 février. « 75 % des suspects de vols par effraction arrêtés à Paris étaient en possession de ces faux passes », affirme un policier cité par le quotidien.

En février 2019, le groupe anti-cambriolage de la sûreté territoriale avait arrêté six adolescents après une série de 129 vols par effraction. Les suspects avaient alors expliqué aux policiers se fournir en badges de type Vigik auprès d’employés d’une société de distribution de prospectus.

Les données de la société Adrexo piratées

Les investigations ont permis d’appréhender trois hommes domiciliés dans le 10e arrondissement parisien. Ces derniers étaient parvenus à dérober les données permettant d’encoder les badges de la société Adrexo, spécialisée dans la distribution d’imprimés publicitaires. Leur trafic leur aurait permis de vendre jusqu’à 150 passes par semaine pour un chiffre d’affaires hebdomadaire d’environ 6 000 euros, assure nos confrères du quotidien francilien.

Les malfaiteurs auraient aussi fait appel à deux techniciens domiciliés à Arcueil (Val-de-Marne) et Villemomble (Seine-Saint-Denis). Enfin, un receleur en contact avec les cambrioleurs revendait une partie du butin pour réinvestir dans la fabrication de faux badges.

Le réseau serait impliqué dans le cambriolage de Pierre Ménès

Lors des perquisitions, les policiers ont mis la main sur 4 500 euros en liquide, 500 cartes vierges à encoder, du matériel informatique et un cahier recensant les victimes. Une entreprise bien huilée qui serait notamment impliquée dans le cambriolage de l’appartement du journaliste sportif Pierre Ménès, survenu en septembre dernier dans les Yvelines.

Adrexo affirme au Parisien que ce type de détournement et de piratage est une première. L’entreprise de distribution de prospectus explique que les badges n’ont une durée de vie que de 84 heures et ne sont attribués aux employés que sous certaines conditions. La société a pris des mesures pour sécuriser le processus.

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1 Commentaire

  1. Bhr!!!!!!!!!! Ç est a fait froid dans le dos. J’ai la chère de poule

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