N.A.O. ce matin, à Paris, la délégation C.A.T. ne peut que constater l’échec des négociations.

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Pas de surprise ce matin à Paris, dans le cadre de la troisième séance des N.A.O.

Aucune proposition n’est retenue par la Direction qui se contente de proposer une augmentation de 29 euros pour les salariés au niveau 1.3 (assistantes et contrôleurs par exemple).

Cette augmentation est imposée, à notre avis, par un tassement du salaire de ce niveau qui serait aujourd’hui inférieur au niveau 1.2.

La direction propose également un budget (30 000 €) pour la formation des assistantes sur le sujet de la vente locale. Paradoxalement, cette priorité n’est pas accompagnée d’une incitation.

Concrètement, aucune avancée pour les assistantes et contrôleurs.

La proposition d’intéresser les assistantes au chiffre d’affaire, pourtant un moment retenue, disparaît. La direction espère que le groupe de travail mis en place dans le cadre de la réorganisation du réseau commercial puisse trouver des solutions sous forme de challenges par exemple.

Sur l’évolution à l’intérieur de la grille de classification, la direction indique ne pas être prête car elle envisage de scinder cette population en deux parties avec une partie pouvant évoluer vers la maîtrise.

Pour autant, la encore, c’est une occasion perdue de valoriser ces personnels dès maintenant, dans une période ou l’entreprise affiche sa volonté de renforcer le commerce local mais se coupe ainsi d’un moyen d’y arriver. Il y a clairement un écart entre le discours et les actes.

La direction propose également un process d’accompagnement, sur le budget formation également, pour intégrer les nouveaux salariés.

Pour justifier sa position, la direction indique que la situation financière de la société ne permet pas de faire droit à d’avantage de propositions.

Malheureusement, les N.A.O. est une démarche qui consiste à obliger les entreprises à négocier, mais sans obligation de résultat. L’entreprise conserve la possibilité d’accepter au non les propositions et nous regrettons vivement cet échec.

Nous avions largement soutenu les demandes des assistantes notamment, car les demandes sont justes et que nous portons, depuis longtemps, des demandes dans le même sens pour ces personnes qui sont très investies dans le fonctionnement de l’entreprise (cf nos interventions au C.E. en 2016, ect…).

26 assistantes (sur une centaine d’assistantes actives en France) avaient par ailleurs participé, symboliquement, au mouvement de grève initié par la C.A.T., pendant 2 heures, pendant une réunion précédente. Même si cette action se voulait très symbolique avec une volonté d’attirer l’attention de la direction, elle a atteint le but recherché et suscité la discussion.

Nous ne laisserons pas tomber ces personnels. Nous en prenons l’engagement.

En ce qui concerne les autres catégories de salariés, vous l’aurez compris, rien n’est retenu ou proposé par la direction.

La déception est grande. Au regard de l’enjeu, qui est important, s’agissant de garantir l’emploi. La stratégie de l’entreprise qui pourrait constituer à faire du distributeur l’acteur principal du dispositif, semble être laissé de coté au profit d’une stratégie purement économique.

Malheureusement, nous pensons que rien ne se fera sans l’adhésion des distributeurs et des différents personnels.

Vous pourrez retrouver la liste de nos propositions dans notre article précédent.