A compter de cette semaine, des distributeurs, qui avaient des secteurs importants en taille, et qui avaient parfois, déjà fait l’objet de coupures en deux ou trois parties, se voient attribuer 2 ou 3 secteurs différents désormais renumérotés.

En effet, principalement dans le but de générer des secteurs dont le nombre de boites est moins élevé, la direction avait initié en 2018, une scission de certains secteurs en 2 ou 3 parties.

Ces coupures étaient assez « transparentes » pour les distributeurs puisque le secteur global conservait son numéro et comportait seulement des sous secteurs (S.S).

La continuité prévue de ce travail consiste à désormais référencer les sous secteurs et donc d’attribuer des numéros à chacun afin qu’ils soient indépendants.

L’objectif est de permettre une augmentation du volume du courrier sans imposer aux salariés d’emporter des quantités trop importantes tout au long de la tournée.

Le courrier sera donc séparé par secteur et le distributeur pourra ne prendre que ceux qui sont destinés à la partie distribuée. Les numéros chronos sont séparés par partie de secteur.

Tout cela ne constitue pas une révolution et peut également permettre une plus grande souplesse dans d’autres domaines. Par exemple lorsqu’il faut remplacer un salarié sur un gros secteur, il pourra désormais être fait appel à deux ou trois distributeurs et de même, un salarié qui voudrait augmenter ou baisser son activité, pourra le faire avec des secteurs moins importants et donc avec un impact plus facile à gérer.

Auparavant, le fait de laisser un secteur ou d’en prendre un nouveau pouvait constituer une modification trop importante en raison de la taille du secteur.

Mais, ces modifications peuvent avoir des effets pervers qui vont devoir être gérés.

D’une part, en ce qui concerne les plans.

Il s’agit la d’un vrai retour en arrière avec des plans d’ancienne génération qui ont été produits rapidement et qui ne présentent pas un niveau de détail suffisant.

Ceci est dénoncé par de nombreux responsables techniques à qui l’on vient demander de produire un travail se qualité, sans, encore une fois, associer les moyens nécessaires.

D’autre part, avec des temps théoriques revisités, y compris sur des secteurs certifiés, où il réapparaît des temps théorique « de base » qui ne correspondent en rien à la réalité, ni même s’approchent de l’ancien temps, pourtant certifié.

Les distributeurs concernés qui bénéficiaient ainsi d’une certaine sérénité puisque même avec une erreur de mesure de temps, ils avaient la certitude d’avoir un temps très approchant de la réalité, vont probablement devoir faire de nouveau vérifier leurs secteurs.

La aussi, un retour en arrière incohérent !

La C.A.T. demande que des plans précis soient produits au plus vite pour que les managers techniques puissent gérer au mieux ce changement et que la direction affirme ainsi, concrètement, sa volonté d’aider ses équipes à produire un vrai travail de qualité.

La C.A.T. demande que les temps certifiés soient appliqués aux nouveaux sous secteurs renumérotés afin que les distributeurs puissent retrouver le bénéfice des vérifications.


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