Depuis hier, date annoncée du versement des salaires des distributeurs et ouvriers, nous attendons parfois dans l’angoisse, l’arrivée du précieux virement.

Il faut rappeler que le calendrier des salaires prévoit un versement au 2 novembre, premier jour ouvré du mois et que la direction a précédemment annoncé que les salaires seraient payés le 2 aux distributeurs et ouvriers et plus tard pour les autres.

Il est toujours angoissant d’être prévenu d’un retard ou d’une tension de trésorerie comme c’est le cas en ce moment.

De ce fait, nous étions nombreux à surveiller le versement de notre salaire hier.

Une chose est sûre, il y a du retard.

Au plus tôt, certains salariés ont vu apparaître le virement peu avant 17 heures hier.

Mais d’autres, et ils sont nombreux, n’ont encore rien ce matin.

Pourquoi ?

Comme chacun sait, l’entreprise est obligé d’attendre des recettes pour effectuer les virements puisque les banques se refusent à avancer le moindre euro.

C’est là qu’intervient une société « d’affacturage » appelé le « factor » qui avance à l’entreprise le montant des factures émises vers les clients.

Pour simplifier, quand la société facture à un client 1 000 euros, elle remet cette somme au factor qui l’avance jusqu’au paiement effectif du client (en général sous 30 jours).

Bien entendu, cette opération ne se fait pas sur une seule facture, mais par lot et permet donc d’enregistrer des recettes à chaque fois que le factor avance des fonds.

D’un jour à l’autre, une entreprise peut donc voir des versements se faire.

Dans notre cas, on constate des virements tardifs car ils ont sans doute été ordonnés l’après-midi contrairement à l’habitude et passe dans le circuit bancaire en décalage plus ou moins élevé selon les banques.

Si certaines banques ont traité les virements dès le 2 en fin d’après-midi, d’autres l’ont fait dans la nuit et les dernières dans la journée d’aujourd’hui, ce qui provoque évidement l’angoisse et parfois la colère des salariés concernés, ce qui est bien compréhensible.

La encore, plutôt que de communiquer clairement, l’entreprise a préféré passer ses ordres de virement tardivement sans avertir des possibles conséquences, même si nous commençons malheureusement à y être habitués…

Pour ceux qui sont concernés par la deuxième vague de versement des salaires prévus aujourd’hui (les agents de maîtrise), il est probable que ce soit la même chose avec le risque inhérent aux traitements du samedi.

Nous rappelons que les éventuels frais bancaires sont pris en charge par l’entreprise sur présentation des justificatifs. Pour ce qui est de vos problèmes d’achat de carburant ou d’alimentation et du fait de ne pas pouvoir vous nourrir ou nourrir votre famille, l’entreprise ne prévoit aucune réparation, et même pas d’excuses.

Pour autant, c’est sans le moindre hoquet que la même entreprise vous demande de distribuer certains secteurs au mardi soir… Nous vous laissons gérer à votre guise ces instructions au regard du comportement de l’entreprise pour payer le salaire, mais il est clair qu’il ne faut pas exiger des autres ce que l’on n’est pas capable de respecter soit même, c’est-à-dire le respect des délais.

Nous rappelons juste que les distributeurs jouissent d’une liberté d’organisation et que le contrat doit être compatible avec une autre éventuelle activité. Vous distribuez donc selon vos impératifs et si le problème du prélèvement des documents le vendredi pose problème, vous avez parfaitement le droit de faire état de vos contraintes sans que cela ne remette en cause votre activité.


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