Avec le manque de carburant dans certaines stations, nous pouvons être empêchés d’aller travailler, surtout dans un métier ou le véhicule est bien souvent indispensable/

Ce manque de carburant est-il un événement de force majeure qui permettrait de suspendre le contrat de travail ?

Non, pour qu’il y ait force majeure, il faut que l’événement soit irrésistible, insurmontable et imprévisible.

Or, la pénurie d’essence n’est pas imprévisible, la force majeure ne s’applique donc pas.

Pour autant, le salarié peut il être sanctionné ?

Non, pour qu’il y ait sanction, il faudrait qu’il y ait une faute.

Ne pas venir au travail parce qu’on n’a plus d’essence ne traduit pas une inexécution fautive du contrat de travail.

Pour prouver sa bonne foi, il faut bien sûr prévenir son employeur et éventuellement se ménager des preuves (photos par exemple).

Pas de travail, pas de salaire

Et c’est la que ca devient un vrai problème pour le salarié car si, parfois, en ville, on peut trouver d’autres solutions pour venir au travail, il n’est pas possible de distribuer en transports en commun….

Pour autant, dans ce cas, la situation de l’employé n’est pas le problème de l’employeur. 

Si vraiment aucune solution n’est possible, il n’y aura pas de sanction mais pas de salaire non plus !

Cette situation ressort de « l’absence autorisée non payée« .

Une solution possible : poser des jours de congé si l’employeur est d’accord ou télétravailler, mais la encore, difficile pour un distributeur !

Petite astuce pour vous :

Enfin, pour connaitre la situation en temps réel de toutes les stations du groupe Total, un site existe et permet de ne pas se déplacer pour rien : services.totalenergies.fr/stations

Si le prix s’affiche, c’est que le carburant est disponible. Il apparait barré d’une croix rouge en cas de rupture de stock.


En savoir plus sur Syndicat C.A.T. Milee (ADREXO)

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