Temps de travail des chauffeurs colis : la direction tente l’entourloupe !

Avec notre direction, nous ne sommes jamais déçus !

Devant l’absence de réelle volonté de négocier et face au mur, l’entreprise sort une analyse juridique fictive pour tenter de manipuler les organisations syndicales.

Très prochainement, la modulation des contrats appliquée aux chauffeurs de colis d’Adrexo n’existera plus.

En effet, trois organisations syndicales, dont la C.A.T., ont dénoncé l’accord d’entreprise signé au début de l’activité colis et qui s’est révélé détourné de son objet initial.

La modulation permet actuellement de stocker les heures réalisées entre 35 et 42 heures dans un compteur pour les payer en juillet, en une fois, après que des périodes de faible activité aient pu en baisser le volume.

Cet accord dénoncé doit être renégocié et autant dire qu’on est très loin d’une solution équitable qui permettrait de s’engager vers la signature d’un nouvel accord.

Face à ce risque, la direction n’a pas hésité à sortir de son chapeau une note qui indique que la dénonciation opérée par les organisations syndicales ne seraient pas suffisante pour remettre en cause l’accord.

A l’analyse, cette note est une grossière manipulation amalgamant des textes d’avant et d’après la réforme du Code du Travail et ne prenant en compte qu’une partie des données.

Tout cela pour faire croire que la négociation est sans objet, l’accord continuant à produire ses effets.

En fait, il n’en est rien et cette tentative montre le respect de la direction pour les organisations syndicales et par conséquent pour les salariés qu’elles représentent.

Drôle de manière de négocier !

Autant dire également, que les autres négociations en cours partent sur de mauvaises bases et qu’Adrexo ne se prépare pas à des relations sociales apaisées.

Nous avons donc envoyé un courrier en ce sens à la direction :

Bonjour,

Lors de la dernière réunion de négociation sur le temps de travail des chauffeurs colis, vous avez exhibé une note anonyme laissant entendre que la dénonciation opérée sur l’accord d’entreprise ne serait pas valide.

Au nom de la C.A.T., je tiens à vous indiquer que la diffusion d’informations mensongères et tronquées nous parait être un procédé déloyal et particulièrement méprisant des organisations syndicales.

Soit vous avez des informations fiables, vérifiées et sourcées, soit je vous propose de poursuivre les négociations dans un esprit constructif, ce qui est aujourd’hui largement mis à mal par cette tentative de manipulation.

La simple lecture du Code du Travail suffit à anéantir les arguments utilisés dans votre tract, sans aucune contestation possible.

En effet, nous sommes bien dans le cadre des dispositions de l’article L.2261-10 du CT et dans le cas ou l’un des syndicats signataires a perdu sa représentativité au jour de la dénonciation qui émane de syndicats représentatifs et majoritaires.

Sachez que la C.A.T., devant cette attitude, relèvera son niveau d’exigence sur les contreparties proposées dans l’ensemble des accords en cours de négociation.

Je crois d’ailleurs que votre stratégie visant à ouvrir de multiples chantiers de négociation pour tenter d’améliorer l’image de l’entreprise vis à vis des institutions va rapidement se heurter à l’absence de résultat surtout avec de tels procédés.

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