Le CSE, toujours en veille ?!

Pour écouter le texte ou lieu de le lire, cliquez ci-dessous

La C.A.T. a décidé de demander la nomination d’un nouveau bureau et le renouvellement des membres de la commission économique au sein du CSE.

Cela pour plusieurs raisons :

1. Nous sommes dans le cadre d’un droit d’alerte et nous considérons que la façon dont il est mené est contraire à tous ce que sont légitimement en droit d’attendre les salariés

2. Nous souhaitons que la réorganisation de l’entreprise, avec l’arrivée d’une nouvelle DRH, permette un dialogue social constructif à la recherche de solutions 

3. La voix des salariés est essentielle et doit être représentée telle qu’ils l’ont souhaité.

4. Nous sommes tous conscient que l’entreprise est en danger, aujourd’hui toutes ses forces doivent être rassemblées.


1 Le C.S.E. a voté un droit d’alerte économique suite à l’annonce du projet de réorganisation.

Définition :

Article L2312-63 du Code du Travail :

“…

Si le comité n’a pu obtenir de réponse suffisante de l’employeur ou si celle-ci confirme le caractère préoccupant de la situation, il établit un rapport. Dans les entreprises employant au moins mille salariés et en l’absence d’accord prévu à l’article L. 2315-45, ce rapport est établi par la commission économique prévue par l’article L. 2315-46.

Ce rapport, au titre du droit d’alerte économique, est transmis à l’employeur et au commissaire aux comptes.

Le C.S.E. d’Adrexo, conformément à la loi, à fait usage d’un droit d’alerte le 22 septembre 2021, la situation de l’entreprise étant préoccupante et les réponses de l’employeur n’étant pas satisfaisante.

Le délai pour rédiger le rapport est de 2 mois.


L’expert, très officiellement, oblige l’employeur à répondre à des questions précises et éventuellement à prendre des engagements dont la mise en œuvre est alors sous contrôle.

Mais l’entreprise semble résister pour fournir les documents nécessaires à l’analyse.

Que fait le C.S.E. pour l’y contraindre : rien d’officiel, alors qu’il devrait immédiatement l’assigner tellement les délais sont courts.

Nous avons demandé à la Commission économique et au bureau de nous communiquer leur plan, de nous indiquer l’approche choisie, les points à aborder….. Voici la réponse qui nous fut faite :

Le secrétaire nous a indiqué en séance préparatoire le 7 octobre avoir entamé l’étape deux c’est-à-dire la liste des documents dont l’expert-comptable mandaté à besoin soit 14 jours après le lancement du droit d’alerte.

Que produit la commission économique (et d’ailleurs les autres commissions) : rien ! Aucun rapport alors que les commissions doivent rendre compte aux C.S.E. lors de ses réunions ordinaires.

Réponse donc plus que stupéfiante de ….. : 20 jours sont passés et la Commission économique n’a pas rédigée une seule ligne de rapport !

S’est elle au moins réunit ? A t elle rendu compte ? visiblement, non !

Le bon sens aurait voulu qu’avant même que le droit d’alerte soit mis en place, la commission économique ait préparé son travail, lui permettant dès le premier jour de construire des demandes et de guider le travail de l’expert.

Nous sommes stupéfait devant une telle incurie !

Vous aviez fait un choix lors des différents votes, il n’est pas respecté dans un des moment les plus difficiles que connait ADREXO.

Des solutions existent et nous sommes prêts à les construire avec toutes celles et tous ceux qui le souhaitent.

Nous sommes prêt à travailler et à nous investir dans ce que pourrait devenir ADREXO demain, hélas quelques manœuvres ont mis à la tête de instance, sensée analyser la situation économique de l’entreprise, des personnes qui manifestement n’ont pas pris la mesure des enjeux.

2 L’entreprise se réorganise, dont acte.

Une nouvelle DRH arrive chez ADREXO, et devient présidente du CSE.

Nous lui souhaitons la bienvenue et la plus grande réussite.

Nous serons toujours présents pour construire des solutions au service des salariés et dans le respect des quelques 15 000 collaborateurs d’ADREXO.

L’ensemble des salariés sont attachés à cette entreprise, et espère son redressement. Ils sont prêts à entendre et à accepter des évolutions des changements, bien entendu pas à n’importe quel prix.

Le fait que des interlocuteurs représentant le choix des salariés soit en face de la Direction nous semble le minimum requis pour que nous ayons ensemble quelques chances de réussite.

3 On ne peut imaginer une organisation, que ce soit un gouvernement (a moins que ce ne soit une dictature !), une association ou une entreprise ou la gouvernance est assurée par des personnes ne représentant pas le plus grand nombre.

Le seul fait d’une majorité donne la garantie que des choses vont pouvoir être construites puisque le plus grand nombre devrait les écouter et les suivre.

Mais ADREXO est une entreprise très particulière 

Les instances réellement dirigeante du bureau pèse 

en voix des salariés : ​10.23%

en représentativité :​ 0.02%

L’ensemble du bureau pèse :

en voix des salariés : ​28.03%

en représentativité :​25.25%

La commission économique :

en voix des salariés : ​36.60%

en représentativité :​39.14%

Ces chiffres sont anormaux, ils ne représentent la réalité de l’entreprise et votre choix, la C.A.T. pourtant première organisation syndicale n’est présente dans aucune de ces instances.

Cela est digne d’une république bananière.

Très concrètement ce seul fait met ADREXO en danger !

4 Le dernier point est très simple.

Nous souhaitons nous battre de toutes nos forces au service des femmes et des hommes et d’un projet.

Nous savons qu’aujourd’hui les motivations de beaucoup sont d’un autre ordre, bien qu’ils crient bien haut le contraire.

Nous souhaitons associer tout le monde dans ce travail, n’écarter personne, toutes les bonnes volontés devant être au chevet d’ADREXO.

Il y a des choses à faire, beaucoup de choses, si celles et ceux qui sont en charge aujourd’hui ne veulent pas le faire, nous, à la CAT non seulement nous avons quelques idées, modestement quelques compétences et énormément d’énergie et de volonté de faire.

Les élus que nous sommes ne peuvent accepter la situation actuelle, en conséquence de quoi nous demandons qu’au sein du C.S.E., les membres de la commission économique soient renouvelés ainsi que ceux du bureau.

Print Friendly, PDF & Email

4 Commentaires

  1. Tiens donc un CSE postiche? surprenant
    Dans la filiale Hopps c’est plus simple, zero communication de pvs de reunions depuis de nonbreux mois, on se demande s’il y a même encore des réunions du CSE, on n’obtient même pas de réponse du CSE aux questions envoyées sur la boite mail dédiée, on ne sait si et quand il y aurait) une prochaine réunion et si des questions seront posées quant a la situation et l’avenir du groupe etc

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*