A l’heure ou cette activité est en développement et ou nous allons rentrer dans une période de probable forte activité avant les fêtes, les chauffeurs naviguent à vue…

Les livreurs utilisent des véhicules légers qui n’ont pas de chronotachygraphes embarqués (ce n’est obligatoire qu’en poids lourds) mais doivent appliquer la législation des transports limitant le temps de conduite en particulier et doivent donc détenir et mettre à jour quotidiennement un livret individuel de transport.

Nombreux sont ceux qui n’en détienne pas ou plus, faute de stock et nombreux sont ceux qui travaillent avec des photocopies, ce qui est interdit. Le livret est constitué de feuillets de deux exemplaires par jour, dont l’un est conservé par le salarié.

C’est particulièrement important en cas de contrôle routier puis pour vérifier sa rémunération.

Autre lacune, la remise des relevés hebdomadaires et mensuels des heures réalisées n’est pas remis aux salariés.

C’est ce document qui prouve que toutes les heures de travail ont bien été comptabilisées.

Les contrats des chauffeurs sont modulés et lissés, c’est à dire que la rémunération est toujours la même mais que les heures supplémentaires éventuellement comptabilisées sont versées annuellement en juin, chaque année.

Pour un bon suivi des compteurs d’heures, l’entreprise doit remettre régulièrement un document aux chauffeurs qui pourront ainsi suivre l’état des heures travaillées.

Ce principe de lissage est contenu dans un accord d’entreprise qui fixe les conditions de travail pour cette activité qui reste secondaire pour l’entreprise, la plus grosse partie du chiffre d’affaire étant assurée par l’imprimé publicitaire.

Comme souvent chez Adrexo, les process sont un peu « nébuleux » et exprimés un peu « à la tête du client » ou adaptés en fonction des centres et des régions.

Il est important pour les chauffeurs concernés d’affirmer leur volonté de respecter les principes réglementaires relatifs au transport de marchandises et d’imposer la remise des documents obligatoires.

L’absence de ces documents cachent souvent des anomalies de gestion qui auront inévitablement des répercutions sur les salaires et les conditions de travail.

De plus, le chauffeur du véhicule a des responsabilités lorsqu’il n’est pas en possession des documents obligatoires (licence de transport, lettre de voiture, livret individuel de contrôle, …).

Souvenez vous également que l’employeur est Adrexo et non colis privé qui est le client d’Adrexo.

Les choses sont parfois un peu confuses puisqu’Adrexo est sous traitant de Colis Privé, société filiale d’Adrexo mais l’employeur des chauffeurs livreurs est bien la société Adrexo, qui assure la rémunération et signe le contrat de travail.