C.S.E. à “rallonge”, volonté d’engorgement ou complicité ?

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Le C.S.E. d’Adrexo est aujourd’hui totalement improductif, en ce qui concerne son rôle de surveillance économique et sociale.

En cause, la volonté de certains élus d’engorger le système.

Vous pourrez le voir sur les procès verbaux affichés dans vos agences, l’ordre du jour des dernières réunions comportait jusqu’à 80 questions.

Autant dire qu’il n’est pas possible d’avoir des réponses argumentées puis un débat autours des sujets évoqués.

En cause, une volonté de certains élus d’engorger le système en faisant durer les C.S.E. longtemps.

Pourquoi ?

Première raison, la jeunesse de la nouvelle équipe d’élus qui n’a pas encore totalement appréhendé le mode de fonctionnement du nouveau C.S.E.

Soyons indulgents…

Mais, il appartient au secrétaire et au président du C.S.E. d’adopter, conjointement, l’ordre du jour.

On peut donc s’interroger sur la volonté des deux parties de structurer les réunions.

Le secrétaire, en limitant le nombre de questions en ne retenant que les questions “sérieuses” et le président, en demandant un peu plus de sélectivité.

Comme dans toutes les entreprises, et en particulier celles ou des salariés travaillent à temps partiel, il est fréquent d’observer ce phénomène.

Des élus trouvent la un moyen de “faire durer” le temps de réunion et ainsi de se voir verser des heures de rémunération complémentaires forts lucratives.

Actuellement, les réunions se déroulent en visio-conférence, mais sinon, ces heureux élus pourraient encaisser les heures de réunion mais aussi celles nécessaires pour les trajets, arrondissant largement un salaire à temps partiel.

Les salariés à temps plein, eux, incluent ces temps de réunions et de trajets dans le temps travail normal et n’obtiennent aucune rémunération supplémentaire.

Le droit le permet, et nous sommes les premiers défenseurs de ces dispositions qui devraient permettre aux élus d’exprimer des questions pertinentes.

Mais vous vous ferez vous-même une idée de la réalité en lisant les comptes rendus officiels, ce n’est pas le cas.

Nous assistons à un véritable abus qui nuit à la représentation.

L’entreprise, de son coté, a tout intérêt à laisser faire. L’indigence de certaines questions, couplées au fait que des élus n’écoutent même pas les réponses, permet de tenir des réunions pendant lesquelles les sujets gênants ne sont pas évoqués.

Il faut dire que les réunions de la précédente mandature, qui se sont passées majoritairement en présentiel, présentaient déjà un spectacle peu enviable avec des allers et venues permanents d’élus qui avaient manifestement bien d’autres choses à faire pendant les réunions.

Avec cette nouvelle mandature, et le recours à la visio-conférence, il est facile de couper sa caméra et de laisser le compteur d’heures tourner pour ne se manifester qu’au moment des votes.

Alors ?

Confronté à une majorité fragile et à des obligations intenables pour la conserver, le secrétaire ne peut que s’exécuter.

Ce résultat est donc à la fois le fruit d’une volonté de “battre monnaie” facilement et rapidement, mais aussi le résultat d’une situation structurelle obtenue du fait du non respect des équilibres syndicaux de l’entreprise.

D’autres ne se pressent pas à faire changer les choses, comme pendant la précédente mandature, pour ne fâcher personne et peut être risquer de perdre quelques avantages….

En ce qui nous concerne, la C.A.T. poursuivra son travail, fort de sa présence syndicale importante, et de son poids dans les négociations à venir avec la direction. Nous entendons prendre toutes nos responsabilités dans ce domaine avec des exigences importantes.

Nous serons très exigeants sur le travail effectif des élus du C.S.E. en commissions, là où il faut produire des rapports et des comptes rendus, et ou un travail de fonds est exigé. Nous vérifierons régulièrement que les élus concernés produisent un compte rendu qui soit le fruit d’un vrai travail.

Pour rappel, nous menons toujours actuellement plusieurs actions importantes au niveau pénal, en délit d’entrave, au sujet de la précédente mandature, pour mettre en évidence l’absence d’un fonctionnement normal de la commission économique par exemple, commission qui ne rendait plus compte de rien et déléguait totalement sa mission à l’expert sélectionné par le C.E.. Pourtant, son rôle est d’informer le C.E. tout au long de l’année, de ses travaux.

Enfin, pour ce qui concerne la C.A.T., nous serons également fidèle à notre engagement de vous rendre compte le plus régulièrement possible.

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