La mécanisation des poignées, c’est l’action de produire les poignées à l’aide d’une machine pour pouvoir les livrer prêtes aux distributeurs qui n’ont donc plus ce travail à réaliser.

Cette production mécanisée existe autours de Lyon, Marseille et Paris avec de grosses structures régionales et à Strasbourg avec une unité plus légère.

Lors d’une dernière réunion de C.S.E., les élus ont été amenés à donner un avis sur l’extension des opérations de mécanisation à de nouveaux centres.

La C.A.T. a déjà réalisé une étude sur la mécanisation lors de la précédente mandature et a donc étudié en détail le fonctionnement de ces unités de production.

Le problème principal rencontré est le coût.

En effet, la production mécanisée a toujours coûté plus cher que la production manuelle.

C’est une première aberration puisqu’un investissement dans des machines a pour but d’améliorer la rentabilité et ce n’est pas le cas.

Il est donc légitime de penser qu’il est socialement plus utile de faire travailler des personnes lorsqu’elles coûtent moins cher que des machines.

Evidemment, lors de l’achat de ses machines, l’objectif était de faire des économies sur les salaires. Cela ne s’est jamais produit.

Second problème, et il est important : la qualité.

La encore, elle n’est pas toujours au rendez-vous avec des poignées incomplètes ou mal conditionnées et des retards de productions récurrents qui engendrent des retards de distribution.

Le choix de machines industrielles de forte capacité a été une erreur, aujourd’hui reconnue, mais qui doit être assumée puisqu’il n’est pas possible de changer ce matériel pour des raisons de coût.

S’ajoute enfin à ces difficultés de production, des soucis techniques qui font que certains documents ne peuvent pas être mis dans la machine et doivent donc être ajoutés à la main par le distributeur à la poignée reçue.

Depuis quelques mois, la baisse des volumes d’imprimés publicitaires dégradent encore la rentabilité des plaques de mécanisation puisqu’elles produisent moins.

Pour ajuster la rentabilité, il faut donc produire plus et ajouter des centres à la production.

L’enjeu est fort, d’une part, les distributeurs concernés ne prépareront plus manuellement chez eux, et perdront le salaire associé à cette tache et d’autre part, les zones distribuées verront la qualité baisser du fait des anomalies de production décrites ci-dessus.

Ce dilemme ne semble pas gêner l’entreprise qui fait le choix d’aller vers un renforcement de la mécanisation.

Elle accompagne ce choix de mesures sociales garantissant aux salariés des moindres pertes de salaire mais tout le monde sait qu’elles existeront toutefois et que le turn over naturel fera le reste et permettra rapidement à l’entreprise d’éliminer les coûts superflues.

Des solutions existent.

Notre principal concurrent a fait le choix, depuis très longtemps, d’utiliser des machines légères qui fonctionne bien mais produisent moins vite.

Avec ce choix, il a multiplié des machines d’un faibles coûts et peut ainsi les localiser au plus prêt des besoins.

A Strasbourg, le centre Adrexo est équipé d’une machine de taille intermédiaire qui produit également des poignées de qualité et plus rapidement. Cette unité semble également répondre aux besoins.

Aujourd’hui enfermé par des erreurs stratégiques d’investissement dans des machines inadaptées, l’entreprise ne peut que composer avec l’existant. Elle n’a pas les moyens d’investir pour changer ces équipements et n’a d’autre choix que de tenter de les faire fonctionner tant bien que mal.


En savoir plus sur Syndicat C.A.T. Milee (ADREXO)

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