Retraités, personnes « à risques », que faire à la reprise ?

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Nous sommes régulièrement sollicités par des collègues âgés qui se posent beaucoup de questions sur l’avenir.

Vous l’avez entendu, le gouvernement envisage une levée du confinement pour mi-mai mais en précisant qu’il serait progressif et qu’en particulier, les personnes les plus âgés, et les personnes présentant des risques, seraient sans doute encouragées à rester au domicile.

Vous êtes nombreux à être concernés et à pourtant vouloir reprendre le chemin du travail le plus rapidement possible.

D’autres, préfèrent rester confinés pour éviter un risque de contamination.

En l’état actuel des choses, on entend que les mesures barrières permettent de se protéger efficacement mais que, pour autant, il est toujours possible d’être contaminé en touchant des objets ou des portes par exemple.

Il parait aussi que le Covid-19 existera encore pour de nombreux mois et que nous ne pourrons vraiment en être à l’abris qu’après qu’un nombre suffisant de personne ait été immunisées après avoir été contaminées (la limite étant donnée à 60%).

Actuellement, on nous dit que la contamination n’a touchée qu’environs 10% de la population, nous sommes donc loin de l’objectif.

Alors, que vont devenir les emplois des collègues retraités ou “à risques” ?

L’état permettra aux salariés de percevoir un partie du salaire par le biais d’un congés maladie dérogatoire, mais jusqu’à quand ?

Si, comme l’a indiqué notre président lundi soir, un confinement supplémentaire est accordé pour 1 mois supplémentaire à certains salariés, aurons nous la certitude que ce mois suffira pour anéantir la menace du virus ? Assurément non.

On comprend donc que la véritable logique est d’étaler dans le temps, les contamination et de permettre à notre système de santé d’absorber les cas nécessitant une hospitalisation.

Les retraités peuvent bien rester un peu plus chez eux, beaucoup ne travaillent pas et n’ont pas besoin de revenus de substitution et ceux qui travaillent sont souvent à temps partiel.

D’un point de vue économique, il est donc plus urgent de remettre les salariés non retraités au travail et ainsi notamment réduire le coût du chômage partiel.

L’assistance aux entreprises coûte aussi quelques dizaines de milliards et il est urgent de remettre l’économie en route et de produire pour venir rembourser le coût de cette pandémie.

En même temps, tout le monde sait que cette reprise d’activité va développer la contamination et étendre le pourcentage de personnes immunisées qui pourront alors être testées, ces tests n’étant pas encore disponibles à l’heure actuelle.

Et alors, nous direz vous ?

Il y a 17 000 distributeurs environs dans l’entreprises et de nombreuses personnes qui n’auront pas, soit l’autorisation, soit la volonté de revenir travailler le 11 mai au matin.

Avant ce 11 mai, il aura fallu que les équipes techniques reçoivent et prépare les documents.

Avant cette préparation et ces réceptions, il aura fallu que les clients ré ouvrent, que les graphistes peaufinent leurs catalogues, que les imprimeurs fassent fonctionner les rotatives et que les transporteurs affrètent des camions pour les acheminer jusqu’à vous.

Vous comprendrez qu’avec l’incertitude qui pèse encore sur la date du 11 mai, il sera difficile d’anticiper au risque de voir cette préparation tomber à l’eau en cas de nouvelle prolongation.

Il est donc possible de penser que notre activité ne pourrait repartir, au mieux, que début juin.

C’est à cette période, qui est un mois d’activité traditionnellement plutôt forte, que le chômage partiel pourrait être levé.

C’est un scénario qui parait crédible.

Cependant, après juin, il y a deux mois d’été qui présentent peu d’intérêt d’un point de vue économique et l’on sait que la situation de l’entreprise ne permet pas d’absorber des difficultés supplémentaires, surtout quand on vient de perdre le chiffre d’affaires des mois de mars, avril et mai, qui composent une partie des périodes les plus fortes de l’année.

L’été 2020 ne ressemblera sans doute pas aux autres été, les entreprises auront besoin de produire, de rattraper un retard préjudiciable et une partie de la population ne pourra sans doute pas partir en vacances aux périodes habituelles.

S’ajoute la fermeture des hôtels, campings, restaurants dont on ne connait pas la date de réouverture, la fermeture des frontières européennes, ce qui ne permet pas vraiment de prévoir un séjour ou un départ.

Ces changements vont il encourager les annonceurs à communiquer d’avantage pendant l’été ? Difficile de le dire et surtout de savoir s’ils en auront la capacité.

L’entreprise aura donc à passer ce cap difficile de l’été, qu’elle pourrait décider de franchir en restant fermée avec ses salariés au chômage partiel.

Cependant, l’état n’acceptera peut etre pas cette fermeture de confort alors que l’activité, même réduite, peut éviter de financer du chômage partiel.

L’entreprise aura donc sans doute à prendre des décisions rapides pour savoir ou elle va et ce qu’elle veut faire. L’état qui s’est régulièrement porté à son secours aura sans doute moins d’attention à son égard dans une situation économique dégradée dans tous les pays.

Un peu comme la médecine de guerre, il faudra s’occuper des cas qui peuvent être sauvés et des entreprises durablement viables et délaisser les cas désespérés ou n’ayant pas de capacité suffisante à court terme.

Tout cela présente des incertitude qui empêchent de prendre des positions tranchées à ce jour. Les organisations syndicales auront rapidement à prendre des décisions audacieuses et tranchées et sans doute à livrer de dures batailles dans l’intérêts des salariés.

Nous l’avons anticipé depuis des mois et si vous nous suivez régulièrement, vous connaissez les enjeux et la genèse de ces actions.

16 Commentaires

  1. Merci pour votre très bon article qui reflète hélas la réalité actuelle.

    Merci pour vos articles fort intéressants.

  2. Bonjour si j’ai bien compris les vieux sont plus bon a rien pour la distri n’oublier pas que sur 17000 salaries nous sommes bien 40 ou 50 pour cent de retraités

    bonne journée

    • Bonjour, ce n’est pas ce que nous disons, les retraités sont une part importante des forces d’Adrexo et c’est une vraie difficulté au sens des dispositions sanitaires préconisées.

      Démarrer sans une partie importante des salariés, c’est prendre le risque de ne distribuer qu’une partie des secteurs, ce qui n’est pas possible.

      Mais il faut aussi prendre en considération le risque sanitaire et protéger suffisamment nos salariés y compris ceux qui peuvent être plus fragiles.

  3. En complément des mesure d’âge que vous évoquez :
    Les centres Adrexo à la reprise seront ils en capacité de fournir :
    -des masques
    -du gel hydroalcoolique
    -des « plexiglas » pour les départs
    Une étude est elle menée à ce sujet ?
    Les centres colis privé actuellement bénéficient ils de ce matériel ?
    Va-t-on vers un système de Rdv pour les départs comme cela s’effectue dans certains centres pour éviter au maximum les rassemblements ?

    • Bonjour,

      Actuellement, dans les centre Adrexo qui travaillent toujours en activité colis, des masques, du gel, des lingettes et des gants sont à disposition.

      Ce matériel a parfois tardé à arriver mais il est aujourd’hui présent.

      Pour ce qui est de l’activité de publicité, les besoins sont un peu différents car il faut distinguer la partie distribution sur le terrain de la partie mise à disposition des publicités.

      Pour la distribution, la aussi, il faudra distinguer la distribution en milieu urbain et en milieu rural.

      L’organisation devra donc être adaptée et devra faire l’objet d’analyse par des personnes qualifiées qui mettront en place des préconisations et évaluer les risques.

  4. Bonjour pour les retraites qui ne peuvent pas reprendre on comprend mais nous ceux qui ont qu adrexo en revenu . Nous ont veut reprendre notre activité même faire des remplacements en attendant que nos collègues puisse reprendre leur place bon courage a vous

  5. Bonjour , J ai 71 ans , 7 ans distributeur ADREXO , en pleine forme et j entends bien reprendre la distribution quand l activite reprendra (moment ou ADREXO aura besoin d un nombre important de distributeurs) Mais je n ai qu un petit contrat (10 H /sem.) insuffisant pour beneficier de la S.S. en cas d arret maladie. Comment cela se passera avec ADREXO (possibilite reprise avec decharge ??????) Merci pour votre reponse
    Bonne journee Jean BELLAMY

    • Bonjour,

      L’arrêt dérogatoire (qui permet actuellement aux personnes en ALD de ne pas travailler sans être pour autant malades, par précaution) est assimilé à un arrêt maladie et traité en tant que tel par l’assurance maladie.

      Pour un salarié qui ne travaille suffisamment d’heures pour avoir une couverture maladie au titre des indemnités journalières, l’assurance maladie refusera en effet l’indemnisation mais notre convention collective prévoit un complément par l’employeur à hauteur de 90% le premier mois, 80% le second puis 60% le troisième.

      Si le salarié ne perçoit rien de l’assurance maladie, ce complément s’applique à partir de zéro et couvre donc l’entière indemnisation.

      Il faut cependant faire attention de ne pas en avoir déjà bénéficié car ces droits peuvent déjà avoir été consommé en tout ou partie par une précédente absence dans l’année.

      Les personnes concernées, retraités ou non, pourront donc avoir un revenu de substitution dans les conditions précitées.

      Il faut également savoir que nous nous dirigeons vers une incitation à rester confiné mais pas vers une obligation, le salarié “âgé” qui souhaite travailler devrait donc pouvoir le faire si il le souhaite.

      Bonne journée et portez vous bien !

  6. Petite rectification. Je suis livreur colis , et nous avons effectivement du gel, des gants et des lingettes a disposition. Par contre , concernant les masques, nous en avons 1 chacun, lavable. Mais dans la plus grande majorité des cas, le masque est trop grand et donc inutilisable.

  7. Bonjour , donc une personne avec un contrat de 10 / semaines si il se met en arrêt maladie parce que il est malade (grippe , gastro …) , il ne perçoit rien de la sécurité social ? Car moi aussi j’ai un contrat de 10/ semaine et je n’ai jamais été en arrêt jusqu’à maintenant .
    A partir de combien d’heures semaine Peut ont être payer par la sécurité sociale ? Car du coup c’est inquiétant de savoir que si un jour je suis malade la sécurité social ne m’indemnisera pas

    • Bonjour,

      Pour Adrexo, si le salarié n’a pas de droit à l’assurance maladie pour des indemnités journalières, c’est l’entreprise qui prend entièrement le complément de salaire à sa charge.

      Je vous précise que l’absence de droit ne concerne que les indemnités journalières car le salarié est toujours couvert sur les médicaments ou les soins.

      Des droits sont ouverts à partir de 150 heures de travail au cours des 3 derniers mois.

      Concrètement, il faut faire plus de 11,54 par semaine sur 3 mois pour avoir des droits à indemnités journalières.

  8. Francois Ploufragan. Retraité 64 ans et en ALD Depuis1995. Je travaille chez Adrexo depuis 2 ans .Ça ne m’a jamais gêné de travailler dans le transport . J’en faisais certaiement plus que certains ! Je suis tout à fais disposé à reprendre mon activité…
    Je souhaiterais savoir si je vais pouvoir revenir travailler (avec les gel. Masques , des gants et une visiere? Pour ma situation, au vu des critaires d’âges, 64 ans en ALD depuis 1995 (Mais depuis que je pred mon tratraitement ça marche très bien) et pour couronner le tout le suis a 100/100 pour tout mes frais pharmaceutiques et autre! Il est vrai que le fait d’aller marcher, arrange bien
    la situation
    Alors comment je vais pouvoir redémarrer pour notre situation ? Quand ? Les facteurs d’âges, les problèmes médicaux (surveillance)? La rémunération va t’elle continuer et à quelle taux?
    Je risque le licenciement ?
    Bon courage à vous tous

    • Bonjour,

      C’est encore assez flou, mais à priori, les personnes dites « âgées » pourront rester confinés si elles le souhaitent mais auront aussi la possibilité de reprendre.

      Nous conseillons de prendre un avis médical auprès du médecin traitant.

      Si le salarié souhaite rester chez lui, il serait indemnisé comme pour un arrêt maladie, par l’assurance maladie.

      Il n’y a pas de risque de licenciement pour ce motif.

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