Vous qui observez cette période électorale dans l’entreprise, vous pouvez constater qu’elle devient extrêmement violente.

Sans doute à l’image du monde, de la France en général et de la vie politique du pays, l’élection professionnelle qui se déroule dans l’entreprise actuellement n’échappe pas à une montée en tension et à des pratiques violentes.

Si vous êtes aux faits de l’ambiance qui accompagne ces élections, vous vous sans doute rendu compte qu’il règne une certaine confusion du fait de la communication et des agissements de personnes candidates ou non.

Les réseaux sociaux déversent le lot habituel d’imbécillités mais aussi d’insultes et de dénonciations plus ou moins heureuses.

C’est ainsi que certains sont qualifiés de voyous, de voleurs, d’arrivistes ou de privilégiés mais des rencontres tournent même aux insultes et aux menaces en public, la plus extrême violence ayant été constatée sur un réseau social avec la dénonciation de deux colistiers qualifiés de pédophiles et un autre d’une liste opposée de fasciste.

Quelques mains courantes et plaintes circulent déjà.

Vous remarquerez donc que pour progresser, le débat d’idées n’aura pas beaucoup d’efforts à faire.

La moindre vision d’un concurrent est l’occasion d’une dénonciation à la direction sous les motifs les plus fallacieux, juste pour agiter le paysage syndical qui vit les derniers jours de vote pour le premier tour.

Pour la méthode de vote, elle croule aussi sous les critiques, de ceux qui ont pu voter, mais qui aurait voulu le faire autrement et de ceux qui n’ont pas pu voter du premier coup pour finir par ceux qui n’ont pu voter mais que ne savent pas pourquoi.

Difficile de contenter tout le monde…

Sur ce point, plus de 60% des cadres et 50% des agents de maîtrise ont voté alors que les employés sont nettement à la traîne avec à peine plus de 15%. Le système est pourtant le même !

Il serait opportun de relativiser l’importance de cette élection.

Même s’il est important pour tous d’exprimer ses idées et donc d’avoir les moyens de le faire, par un nombre suffisant d’élus, nous assistons dans l’entreprise au même phénomène que dans la vie publique.

De moins en moins d’électeurs s’expriment et beaucoup ne savent pas pourquoi ils iraient voter, n’ayant pas trouvé, par le passé, d’intérêts aux actions de leurs élus.

Nous avions dans l’entreprise un Comité d’Entreprise « Light », dont l’activité se résumait à poser des questions afin d’obtenir des réponses déjà connues.

D’un autre coté, la communication vers les salariés a toujours été absente, tant pour fédérer autours des élus, que pour aider les salariés.

Vous êtes nombreux à vous attendre à rencontrer un C.E., bientôt C.S.E., qui pourrait user de sa force pour vous proposer des réductions sur des activités ou des remises sur des entrées à des spectacles.

Le site du C.E. existe et l’a un jour fait puis a été fermé sans concertation, il y a plus de 4 ans, sans jamais revoir le jour.

Ainsi, il a fallu vous contenter du spectacle que donne les élus actuels et qui vont sans doute se terminer dans les pages des faits divers des journaux.

Une forme de spectacles imposés qui ne fera rien pour encourager nos collègues à voter pour ce type de personnages.

Nous vous renouvelons qu’il est toutefois important de vous mobiliser pour voter et faire voter pour les candidats qui sont les plus proches de vous.

Bien entendu, nous vous encourageons à soutenir la liste C.A.T. présentée à cette élection mais que ce soit pour elle ou pour d’autres listes, il est important de faire connaitre votre préférence.

Ne vous laissez pas distraire par ceux qui s’agitent pour ne rien faire et comptez sur vos candidats pour être à la hauteur de la mission que vous allez confier aux élus du prochain C.S.E.