Le Figaro évoque HOPPS et Adrexo

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Dans un article daté du 27 janvier 2020, et dans son édition papier daté de ce jour, c’est le Figaro qui s’intéresse à la situation de l’entreprise :

En voici le début :

Le groupe de 22.000 salariés est au bord du redressement judiciaire. Bercy s’est saisi du dossier.

Les prochaines semaines seront cruciales pour l’avenir du groupe Hopps, géant de la distribution de prospectus publicitaires, au bord du redressement judiciaire. Son sort est suivi de près à Bercy. Le groupe emploie 22. 000 salariés, dont 18.000 au sein de sa filiale de distribution de prospectus, Adrexo. «Des “gilets jaunes” en puissance», remarque un observateur du dossier. La plupart de ces salariés travaillent à temps partiel, parfois en complément de leur retraite, pour certains dans des zones géographiques où l’emploi est rare.

Le comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri), chargé à Bercy d’accompagner les entreprises en difficultés, surveille Hopps comme le lait sur le feu. Il l’aide actuellement à trouver de nouveaux investisseurs pour se financer et éviter le redressement judiciaire.”

Que nous apprend cet article ?

Que le groupe espère trouve 30 à 50 millions et qu’Eric Paumier, l’un des actionnaires, indique que 30 millions “permettrait de finaliser le retournement d’Adrexo“.

Pour nous, et nous l’avons déjà dit, c’est surtout et uniquement un moyen de poursuivre quelques semaines l’exploitation et bien inférieur aux dettes actuelles. On voit mal comment une entreprise qui pourrait perdre plus de 35 millions d’euros en 2019 serait “retournée” avec 30 millions.

Eric Paumier indique également qu'”avec 20 millions supplémentaires, nous pourrions investir“.

Sans doute ! mais quels investissements ? le rachat d’une entreprise de fabrication de charentaises ? Il est vrai que l’activité manque à notre panoplie…

Nous pensons qu’avec 20 millions de plus, on pourrait aussi aller sur la lune, et s’applaudir comme dirait un de nos actionnaires !

C’est marrant, chez nos actionnaires, ce besoin de faire des phrases…

On nous dit qu'”une offre de prêt est sur la table“, et qu'”une seconde est en train de prendre forme”… mais la journaliste, (Marie Bartnik), relève que tout cela est annoncé depuis le 15 décembre sans se concrétiser.

Enfin, les actionnaires pointent du doigt les responsables de cette débâcle : les “gilets jaunes” qui auraient donc occasionnés une augmentation des pertes de plus de 30 millions en 2019, dixit Guillaume Salabert, qui connait bien la situation puisqu’il est absent des affaires du groupe depuis plus d’un an.

Au passage, Eric Paumier indique vouloir racheter les 23 % du capital de Colis Privé détenu par Amazon, avec les 20 millions supplémentaires, et confirme que les préteurs seront remboursés “grâce à la revente ultérieure de Colis Privé“, et confirme les intentions en ce sens des actionnaires comme nous vous l’annoncions déjà il y a quelques semaines, ce qui sonnerait immédiatement la mort d’Adrexo.

En substance, si ce qui est indiqué dans cet article est le reflet de ce que nos actionnaires ont réellement indiqué à la journaliste, ce n’est pas du tout rassurant.

  • Adrexo ne perdra plus d’argent en 2020,
  • On va racheter les parts d’Amazon dans colis privé,
  • On va renforcer l’efficacité des tournées.

Tout cela est totalement fantasque. Et pourquoi pas racheter Amazon tout court avec tout cet argent ?!

N’importe qui comprendra qu’Adrexo ne peut passer d’un résultat de – 35 M€ (voire plus) en positif en moins d’un an en ayant réussi à accroître ses pertes cette année par rapport à 2018 !

Ce serait de l’ordre du miracle et ces affirmations ne vont pas rassurer les investisseurs potentiels qui, si ils sont étrangers, devront être également très loin… des réalités.

Qu’avant de racheter les parts à celui qui a déjà sauvé une entreprise de la faillite en entrant au capital, il vaut mieux assurer la stabilité du groupe.

Et enfin, qu’avant de renforcer l’efficacité des tournées, il faudrait commencer par payer ses salariés à l’heure, ses fournisseurs dans les temps, et ses loyers tout court !

Nous sommes accablés… comment peut on communiquer de la sorte à un moment ou il faudrait rassurer ?

7 Commentaires

  1. Il aurait pu faire en plus gros le titre pour notre société en lieu et place du chômage car j ai bien peur que bientôt on sera de nouveau au chômage et on va dire quoi 🙁

    ca sent mauvais cette affaire.

    J espère que l avenir nous sourira car j adore ce que je fais et je ne veux pas revenir au chômage. 😉

  2. Bonjour,
    je ne comprends pas que nous ne sommes pas informés par les délégués du personnel sur la situation d’Adrexo. Je me rencontre que nous perdons des clients depuis pas mal de temps et qui sont allés chez Médiapost. Nous avons de moins en moins de publicités.

  3. Bonsoir,

    Je travaille actuellement à Dispeo, je trouve la situation préoccupante pour le groupe, il est évident qu’avec les 30M cela ne sera pas suffisant… ces justes mettre une rustine et ne fait que tarder l’échéance. Ce qui est surprenant à Dispeo, vous avez des personnes qui nie la difficulté économique du groupe dixit : « les journalistes racontent des bobards ». Malheureusement comme je ne suis pas abonné au figaro je ne peux pas lire l’article complètement. Est-ce que vous avez l’intégralité de l’article ?

  4. Il est certain que la situation est pas terrible, sur notre centre les clients nous font toujours confiance est à ce jour pas de perte de clients, au contraire sur le coup pour en récupérer . Personnellement je pense que c’est une bonne chose que bercy surveille de pret le groupe, bien que cela aurait du être fait plus tôt, il est clair que plusieurs emploies sont en jeu et bien qu’il y en ait une partie composé de retraité, cela ferait quand même remonter le taux de chômage. Donc personnellement je reste serein, on verra bien ce que l’avenir nous reserve .

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