Contrat “pro” et formation, du nouveau dans ce dispositif

Il y a du nouveau dans l’alternance ! Un contrat de professionnalisation nouvelle version permet de personnaliser le parcours de formation de l’alternant.

L’objectif : une formation plus souple pour ne cibler que les compétences nécessaires pour le poste. Une opportunité à saisir lorsqu’une entreprise fait face à une pénurie de candidats qualifiés, ce qui est le cas pour Adrexo.

La Loi pour la Liberté de choisir son avenir professionnel a vu naître, à titre expérimental jusqu’à fin 2021, un contrat de professionnalisation dérogatoire.

Jusqu’à présent, le contrat de professionnalisation devait impérativement déboucher sur l’obtention d’une qualification professionnelle (diplôme, CQP, titre, etc.) reconnue par l’état ou les branches professionnelles.

Désormais l’employeur peut définir, en lien avec l’alternant, un parcours de formation sur-mesure qui ne sera pas nécessairement certifiant, mais plus adapté aux candidats éloignés de l’emploi visés spécifiquement par ce dispositif.

le contrat de professionnalisation est un contrat de travail en alternance. Il associe une formation théorique (150h minimum, en interne ou en externe) et une mise en œuvre pratique en situation de travail.

Il peut être conclu en CDI ou en CDD de 6 à 12 mois (jusqu’à 36 mois dans certains cas) et il est mobilisable à tout moment de l’année. Il est ouvert à tous les personnes inscrites à pôle emploi, sans limite d’age. Les salariés sont rémunérés au taux habituel du Smic, comme tout autre salarié distributeur.

La construction du parcours de formation sur-mesure se fonde sur des blocs de compétences. Les blocs de compétences, ce sont des sous-ensembles de savoirs et de savoir-faire qui se combinent entre eux pour former, notamment, le contenu pédagogique d’un diplôme ou d’une certification.

Pour définir un parcours de formation sur-mesure, on peut ainsi ne retenir qu’un seul et unique bloc de compétences. On peut également combiner des blocs de compétences existants au sein de titres professionnels différents. Le but est de personnaliser la formation théorique pour l’adapter au mieux aux besoins réels du poste et aux besoins du candidat.

Adrexo va développer ce mode de recrutement permettant une formation plus complète des distributeurs. Les centres qui pourront recourir à cette possibilité disposent d’un poste de distributeur/formateur à plein temps. Il sera en charge d’accompagner le nouvel embauché pour son intégration et sa formation à la distribution.

Par ailleurs, des distributeurs “tuteurs” (déjà en poste depuis une période importante et volontaire pour cette mission) pourront aussi soutenir leurs nouveaux collègues.

Ce dispositif peut donc permettre une meilleure intégration des candidats, une formation métier plus personnalisée et favoriser l’esprit de groupe au sein des équipes des agences.

Source : Pôle emploi

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4 Commentaires

  1. souvenirs de mon embauche comme distributeur en 2013 …

    convocation a une réunion d information sur le job = réunion de 10/15 mn (qui commence avec 45mn de retard) au on explique le job et le mode de rémunération
    juste à la suite , entretien d embauche de +- 5mn … ok, tu commences vendredi à 10 h
    le fameux vendredi a 10h30 = voila tes feuilles de route, je t explique pas l encartage (c est en principe juste que toléré …), voila les plans , les documents sont sur des chariots dans le dépot faut chercher …. bon courage a vendredi prochain …

    bon a priori , maintenant il faut une formation niveau bac +2 pour etre distributeur avec un tuteur niveau ingénieur …

    au moins chez adrexo on est pas payé , mais au moins on rigole tous les jours …

    • C’est trop souvent comme ça.

      Encore aujourd’hui !

      Ce qui occasionne un taux d’abandons record.

      Aujourd’hui avec la badgeuse et les nouveaux métiers, il n’est pas idiot d’accompagner et c’est d’ailleurs ce qui se pratique partout.

      C’est un plus pour les salariés et on ne va pas s’en plaindre pour une fois qu’une mesure n’a pas d’impact négatif sur nos salaires.

  2. A mon âge ( 67 ans ) , je ne vois pas trop le rapport pour moi de profiter de mon compte de formation: je n’ai pas d’objectif de carrière, – jamais trop eu d’ailleurs ! -alors ce qui m’intéresserait, c’est de travailler sur ma “fracture numérique”, donc: I – Phone, bonne manipulation de l’ordinateur, badgeuse, questions syndicales aussi, des choses utiles pour la vie d’aujourd’hourd’hui. Mais je crains que cela n’entre pas dans les critères. Que faire avec mes “sous virtuels” dont je n’ai jamais su profiter depuis 2012 d’ailleurs ?
    En plus; je dois “confesser” une chose:
    Je constate que, depuis que je suis plus ou moins obligé d’arrêter mon travail de distribution à cause du “Temps Max” atteint, je finis plus ou moins à l’heure sans trop me faire de souci, ce qui se passe avec les restes des pubs. J’arrive à m’organiser pour distribuer tous les adressés avant le “signal d’alarme”, et après je distribue les restes des “pubs anonymes” juste pour le “fun” jusqu’à cette sonnerie pas très belle, mais efficace et tranchante ! Aujourd’hui, j’ai commencé tôt et j’ai fini tôt aussi – quelle amélioration de ma qualité de vie pendant le mini – job de lundi et mardi chez HOPPS GROUP – ADREXO !
    Je ne sais pas si cette invention va contribuer à sauver ou plutôt à détruire l’entreprise, mais apparemment il y a une logique derrière qui “paye”. ( Ce n’était pas très engagé du point de vue engagement syndical, mais c’est la
    vérité !)

    • Bonsoir,

      Effectivement, ce dispositif ne concerne pas les retraités.

      Si je voulais plaisanter, je dirais que l’entreprise, avec sa badgeuse et ses différents moyens de gruger les salariés, participent à votre formation informatique !

      Il y a effectivement une logique… économique !

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