Dans une SAS (société par actions simplifiées), un commissaire aux comptes est nommé et s’assure du respect des règles de gestion. Il s’assure que la comptabilité reflète « une image sincère et fidèle de la situation financière de la société »

Pour ADREXO, c’est ERNST YOUNG (EY), l’un des plus gros cabinet d’audit financier et de conseil du monde. A priori, une structure sérieuse et reconnue.

Il a pour mission de surveiller la gestion de l’entreprise et de valider les comptes annuels.

Il a aussi le devoir d’alerter en cas de difficultés remettant en cause la pérennité de l’entreprise.

La loi indique précisément qu’il doit s’interroger très concrètement et immédiatement s’il constate des « faits de nature à affecter de manière préoccupante la situation économique de l’entreprise« .

Il peut alors déclencher un droit d’alerte et interroger le chef d’entreprise pour recueillir des explications puis informer, si celles ci ne sont pas satisfaisantes, le tribunal de commerce.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ni nos dirigeants, ni le commissaire aux comptes ne sont très pressés d’aller s’épancher vers ce tribunal.

Car, dès 2018, et donc l’exercice comptable précédent, les difficultés existaient et étaient parfaitement visibles puisque connues de tous, y compris de nombre de salariés.

Chez DISPEO, également filiale de Hopps, le commissaire aux comptes a déclenché un droit d’alerte il y a plus de 6 mois, alors pourquoi pas chez ADREXO ?, société singulièrement plus en difficulté ? Pour DISPEO, le commissaire aux comptes est différent puisque c’est KPMG, autre très gros cabinet d’expertise et d’audit.

Rien non plus côté Hopps, maison mère, qui gérait pourtant la trésorerie de l’ensemble des filiales en « communauté ». La aussi, c’est un autre commissaire aux comptes qui intervient, en l’espèce, AUDIA.

Pour Adrexo, nous nous posons la question des raisons de ce silence qui n’a été rompu que très récemment par le commissaire aux comptes.

Il nous apparaît que nous sommes d’avantage dans un droit d’alerte de circonstance que dans l’exercice d’une véritable alerte visant à permettre d’éviter la catastrophe.

Comme pour le mandataire social (le dirigeant), pour lequel il existe une obligation de déclarer un état de cessation de paiement ou d’alerter afin de bénéficier d’une procédure collective, le commissaire aux comptes a l’obligation de tirer la sonnette d’alarme. Les associés doivent aussi donner l’alerte si le mandataire social ne le fait pas.

Ces carences engagent leurs responsabilités en cas de défaillance. D’après notre analyse, des questions restent posées sur ces sujets et nous ne manquerons pas d’en faire état dans les procédures en cours.

Les semaines à venir seront riches en événements, c’est certain !


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