En ce début de semaine, la direction avait ouvert des discutions avec la C.A.T. ADREXO lors d’une réunion lundi et suite à notre annonce concernant des actions à venir sur la distribution des plis électoraux, le refus d’ouvrir des N.A.O., le refus de mise en place d’un comité de groupe, l’annulation des congés payés reportés et surtout, le temps de préparation des courriers.

Hier, la direction nous annoncé ne pas avoir eu le temps de s’intéresser à ces sujet « compte tenu de l’actualité ».

C’est donc également « compte tenu de l’actualité » qui se traduit par des heures de travail non payées, des conditions de travail toujours plus dégradées et un mépris à l’égard de tous les salariés et de leurs représentants, que nous allons amplifier nos actions et notre communication.

Pour les salariés, « l’actualité » dure depuis des années et devient de plus en plus douloureuse. Nous avons bien compris que la direction entendait jouer la montre pour remettre à demain l’évocation des sujets, qu’elle n’a pas du tout l’intention d’évoquer.

Il se trouve que les salariés ont aujourd’hui quelques possibilités de se faire entendre et qu’ils ne vont pas s’en priver.

Pour tenter une diversion, la direction organise une réunion des délégués syndicaux centraux le 17 mars, au lendemain de la fin du premier tour des élections en cours. Elle semble oublier qu’après ce premier tour, l’ensemble des mandats de délégués syndicaux n’existeront plus, y compris donc, celui de délégué syndical central.

Mais peu importe, l’important n’est pas là.

Ce qui est essentiel, c’est de se rassembler pour se faire entendre.

Nous devons tout de même vous dire que nous sommes un peu déçu par la passivité de nos collègues des autres organisations syndicales qui auraient pu, sur des sujets aussi importants, mettre de coté leurs rancœurs pour nous rejoindre.

Si nos idées diverges parfois, il y a des sujets où l’intérêt collectif prime sur le reste. Il n’est pas honteux de se retrouver sur un thème tout en gardant son indépendance.

Il est vrai que la période électorale n’est pas propice aux ententes syndicales mais nous affirmons pourtant que nous y sommes prêts.