La crise sanitaire touche tout le monde.

Adrexo a quantifié les besoins en matériel, gel hydroalcoolique et masques, à 500 000 euros les 4 premières semaines de distribution pour l’ensemble des salariés, plus précisément les salariés de la distribution.

La première semaine de distribution est la semaine 22, soit le lundi 25 Mai.

La direction commerciale, qui est d’habitude très attentive au chiffre d’affaire tout en se souciant peu de la marge qu’il induit, s’est inquiétée du coût qu’allait engendrer ces mesures de protection des salariés et a tenté d’en partager le coût.

Toujours dans cette logique soudaine d’être très au fait de la rentabilité, après avoir accompagné de manière magistrale sa détérioration continue et croissante, notre V.R.P. national en chef pensait sans doute attendrir les acheteurs centraux.

Il a donc rédigé un courrier en date du 20 Avril envoyé à l’ensemble des clients afin d’expliquer l’organisation de notre reprise d’activité, ainsi que les coûts financiers que ces mesures de protection nécessitent :

 » Cette reprise d’activité, par sa complexité et son caractère inédit mais aussi, et avant tout, par la nécessité d’assurer la sécurité de nos collaborateurs et de vous apporter le niveau de prestation requis.

« Afin de permettre à nos messagers d’assurer les tournées de distribution dès la semaine 22, nous mettons en place des process adhoc autour de nouvelles mesures de protections sanitaires adaptées à la situation pour garantir et préserver la santé de tous. Evidemment ces mesures indispensables représentent des coûts supplémentaires importants pour Adrexo et nous souhaitons d’ores et déjà vous sensibiliser sur une participation à ceux-ci. En effet, nous faisons appel à votre solidarité pendant cette période de déconfinement pour nous aider à financer ces surcoûts qui seront nécessaires pour garantir la reprise de la distribution des imprimés et courriers. Vos interlocuteurs habituels reviendront vers vous dans les prochains jours pour vous présenter ces plans d’actions et leurs coûts associés. »

Émouvant non ?

Quand on connait un peu, juste un peu, les acheteurs nationaux, dès la première phrase, ils avaient compris la demande et déjà décidé qu’ils allaient répondre par la négative.

Un appel à la solidarité… l’Adrexothon en quelque sorte… Vous n’auriez pas une tite pièce ? Un ticket restaurant ? Un chèque cadeaux anonyme volé ? Un flacon de gel hydroalcoolique… à vot’bon cœur…

La société s’était convaincue qu’elle allait pouvoir facturer à nos clients un surcoût au 1000 documents distribués, afin de pouvoir se fournir en matériel sanitaire et respecter les consignes gouvernementales. Le même surcoût carburant qu’elle n’a jamais pu réellement facturer dans son intégralité.

Toujours en date du 20 Avril, le réseau commercial était prévenu, aucun client ne pouvait se soustraire à cette prestation nécessaire pour poursuivre notre activité en toute sécurité. Cette prestation obligatoire pour nos clients s’appelle Contribution Protection COVID.

Les commerciaux ont donc informé leurs clients en semaine 17 puisqu’ils avaient repris une activité à 100 % en télétravail… En semaine 19 (le lundi 4 Mai), les assistantes technico-commerciales reprennent officiellement à leur tour partiellement à 50 % pour saisir les ordres de distribution (OD) sur les feuilles de route.

Tout semblait de bon augure pour la reprise de notre activité… Oui mais voilà, il y a toujours un « mais » chez Adrexo.

Le 6 Mai au soir tout bascule, alors que les commerciaux et les assistantes avaient fait leur travail, machine arrière à toute vapeur… La Contribution Protection COVID prévue et obligatoire sur tous les clients ne le sera finalement quasiment pour personne. Les méchants acheteurs étaient passés par là, rappelant qu’ils seraient solidaires une autre fois et seuls d’autres clients, plus petits sans doute, se verront facturer ou pas La Contribution Protection COVID.

Les gros clients nationaux sont les plus gros consommateurs de prospectus et ceux qui financeront le moins les efforts de l’entreprise.

Le boss de la rentabilité perdue et son service des marchés nationaux Adrexo (qui négocient avec les grandes enseignes) cèdent donc à leurs clients et décident de ne pas appliquer cette Contribution Protection COVID « nécessaire pour assurer la sécurité des collaborateurs », rappelons-le !

A quoi servait cet appel à la solidarité… si les dirigeants acceptent ensuite de renoncer.

Messieurs les dirigeants Adrexo et Hopps Group, même les petits coiffeurs vont faire payer les coûts des masques et de gel hydroalcoolique à leurs clients.

Croyez-vous que les mêmes clients qui refusent de participer aujourd’hui, ne vont pas répercuter les frais sanitaires sur le prix des produits ?

Les grandes et moyennes surfaces argumentent sur le fait que les masques ou le gel hydroalcoolique ne sont pas facturés aux consommateurs.

Mais voyons Messieurs les dirigeants soyez réalistes !!!

Le gratuit n’existe pas !!!

Il y a forcement quelqu’un qui passe à la caisse. La grande distribution a déjà largement augmenté ses prix et puis 10 centimes sur une boîte de conserve, 10 centimes des pâtes, 10 centimes encore sur un quelconque produit, etc… Les masques et le gel sont aisément amortis pour la grande distribution.

La grande distribution a largement profité de cette période de confinement… Rappelons-le : les cantines des écoles fermées, les français cuisinent bien plus, les restaurants fermés, les français ont été contraints de consommer principalement en grande distribution.

Alors pourquoi faisons-nous ce cadeau ? Serait-ce Noël ?

Adrexo doit être sans doute dans une belle forme financière pour se permettre de nouvelles largesses.

Nous nous rappelons les dires d’un actionnaire face aux salariés : « Qu’on ne me parle pas d’IP (Imprimés publicitaires), j’en ai rien à foutre ». Alors veut-on encore saboter l’entreprise ?

Messieurs les Dirigeants soyez également vigilants sur le gel-hydro-alcoolique fait « maison ». Ce généreux don fait à Adrexo dans une région, a eu comme effet de brûler les mains !!! Les salariés ont les MAINS EN FEU !!!

Un cadeau de 500 000 euros fait aux clients sur du matériel de protection de qualité pour l’ensemble des salariés, quel dilemme pour notre direction…

La santé n’a pas de prix et ne sera pas bradée !

La C.A.T. l’entend comme cela et restera fermement engagée dans ce nouveau combat…


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