La période compliquée que nous vivons sera, on peut légitimement l’espérer, derrière nous très prochainement, comme un cauchemar qui aurait trop duré.

Ce serait le signe de la reprise de nos activités sociales et professionnelles. Pour cela, il faudra attendre les contraintes du déconfinement, elles devraient être nombreuses et compliquées.

Chez Adrexo, l’activité colis ne s’est pas arrêtée, bien au contraire. La hausse des commandes sur les sites a explosé à cause (ou grace) au confinement. Les chauffeurs livreurs ont vu le nombre de colis à livrer multiplié par deux par tournée. Du jamais vu à cette période. Une espèce de période de Noël au printemps.

Pour la reprise de la distribution des imprimés publicitaires, la donne sera surement différente. Nous avons expliqué dans des articles précédents que les enseignes « alimentaires » n’auront pas forcément besoin des volumes habituels étant donné qu’elles sont prises d’assaut pendant le confinement.

Pour les autres annonceurs « non alimentaires » cela bougera peut-être plus vite et plus fort.

Au cas où tout se passe bien, Adrexo devra, de toute façon, « s’arranger » avec les règles du déconfinement.

Sera-ce un déconfinement par région, par tranche d’âge, par situation médicale ou toutes en même temps, nous ne savons pas encore.

Néanmoins, ce n’est pas un secret, l’âge moyen des distributrices et des distributeurs est au-delà de 50 ans. Si le critère de l’âge est retenu cela risque d’être compliqué pour la remise en route totale de l’activité. Nous savons également qu’il ne serait pas simple de recruter à toute vitesse un nombre important de personnes entrant dans les critères de déconfinement. Les chiffres du turnover ne plaide pas en faveur de cette possibilité. 800 personnes quittent l’entreprise chaque mois

A notre humble avis, nous pensons que les dirigeants d’Adrexo sont dans une autre stratégie.

En effet, dans les agences des « sondages » ont été effectués afin de détecter des distributeur(trice)s qui pourraient potentiellement devenir chauffeurs livreurs avec leur propre véhicule. Le PTAC (Poids Total Autorisé en Charge) du véhicule et l’âge du futur chauffeur étaient dans les critères… Pour distribuer des colis mais éventuellement aussi du courrier.

La filiale colis d’adrexo marche du feu de dieu en ce moment puisqu’elle a récupéré pas mal de marchés à cause de l’arrêt de certains concurrents pendant la période de la crise sanitaire. Il est évident qu’elle veut surfer sur cette vague providentielle. Rappelons que l’activité colis est la seule qui soit rentable chez Hopps-Group.

C’est aussi le problème ! Rappelons également qu’elle est la seule « garantie » du prêt contracté par nos actionnaires.

Pour sauver la « garantie », il faudra pouvoir rembourser le prêt à son échéance (2 ans). Donc faire de l’argent et surtout ne pas en perdre pendant ce laps de temps.

Adrexo perd de l’argent, tout le monde le sait. Beaucoup d’argent même et la partie est loin d’être gagnée.

Nos dirigeants pourraient se voir tentés de mettre le paquet sur le colis en déviant des salarié(e)s de la distribution vers la livraison et de sous-traiter une grande partie du marché du prospectus à la Poste. Vu le nombre de salariés qui partent chaque mois, pas besoin de licencier…

Ainsi, ils profiteraient de la pagaille sanitaire et économique, que nous traversons, pour épurer la situation financière catastrophique d’Adrexo.

Nous vous le rappelons, ceci n’est que notre humble avis.

à suivre.


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