800 personnes quittent l’entreprise chaque mois ! (Episode 6/8)

Souvent un article trop long ne permet pas une lecture sereine, étape par étape.

C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de faire paraître cet article en huit épisodes.

Le sujet que nous abordons nous semble essentiel, sinon vital pour l’avenir d’Adrexo. Il appellera sans nul doute des réactions de de votre part. Faites nous part de votre avis, nous nous en ferons le relais.

6ème Partie :

Le management ADREXO

Le Management qui nous intéresse est le management opérationnel, celui avec lequel vivent toutes les distributrices et les distributeurs, impulsé par toutes celles et tous ceux qui ont capacité à agir sur le travail quotidien.

Historiquement, ce management opérationnel avait l’habitude, selon les consignes de la Direction, de ne pas empêcher ce turn-over, c’était un choix délibéré, un mode de fonctionnement.

De nombreuses raisons à cela qu’il est inutile d’approfondir aujourd’hui, sauf de dire que cela a laissé des traces dans le comportement managérial d’un grand nombre de Managers, toujours en responsabilité aujourd’hui.

Comment peuvent-ils alors comprendre, d’une part, les enjeux pour l’avenir de l’entreprise et d’autre part, comment parvenir  à neutraliser ou réduire le turn-over ?

Pourquoi changer ce qui a si bien marché tant d’années !

Les distributrices et distributeurs sont entités négligeables, faisant un bien piètre métier, la preuve on peut les remplacer facilement. Ce comportement est devenu une seconde nature et même si on peut lire ici et là : « c’est grâce à vous que nous existons », « sans vous l’entreprise n’existerait pas», ces phrases sont souvent l’expression d’une posture mais pas d’un vrai savoir-être.

Le Management du 21éme siècle, est celui du respect, du dialogue. Ce Management oblige à de l’écoute, à de l’empathie et même parfois à se remettre en cause pour comprendre l’autre et le guider vers la solution qui correspond à son attente.

Cette approche nouvelle est une des clés du succès.

Rappel de 1ère, seconde, 3ème, 4ème et 5ème Partie :

1 – Joint à la fiche de paye du mois de mai une lettre de la Direction……..

Après quelques passages sur …..

  • Le métier que nous exerçons
  • Une mission nouvelle : le courrier
  • L’attente du consommateur final
  • L’organisation de l’entreprise
  • Un avenir radieux si nous réussissons

………..un paragraphe final :

« Aussi, nous comptons sur chacun de vous pour accompagner cette croissance et mettre en œuvre toutes les conditions pour que celle-ci soit source de fierté, de retournement économique et d’avenir pour notre entreprise Adrexo.

Vous exprimant tous nos encouragements pour la réalisation de votre mission »

Nous vous laissons faire le parallèle entre le discours de l’entreprise, le quotidien des distributrices et des distributeurs sur le terrain et la gestion opérationnelle de ces mêmes collaborateurs.

Le résultat concret indiscutable est un turn-over de 800 personnes par mois ! (Cette situation est la bête noire de la Direction des ressources humaines)

Sans aucun doute les perspectives d’avenir d’Adrexo peuvent être belles, aller chercher de nouveaux marchés et les trouver ne peut appeler que des félicitations.

Mais l’approche d’Adrexo est-elle la bonne ?

Penser que ce challenge peut être gagné avec ce que l’entreprise met en place sur le terrain peut générer quelques inquiétudes.

Comme cela est clairement exprimé dans la lettre évoquée plus haut, « Le courrier » c’est un autre enjeu que la publicité :

Amener un courrier à une personne qui l’attend c’est une responsabilité !

Les clients nous ferons confiance une fois, pas deux, il n’y a pas d’autre solution que de réussir dès la première fois.

Est-ce que l’entreprise est prête à gagner un tel challenge engageant son avenir et celui de ses 18 253 collaborateurs ?

2 – Est-ce que l’entreprise est prête à gagner un tel challenge engageant son avenir et celui de ses 18 253 collaborateurs ?

Revenons à la bête noire de la Direction des Ressources Humaines, comment fidéliser ?

Pourquoi tant de personnes quittent cette entreprise après quelques jours, quelques semaines, quelques mois,…. ?

Fidéliser les distributeurs, pour une distribution de qualité est l’avenir de l’entreprise et sans conteste la bonne voie.

Accueillir et former est la piste choisie par l’entreprise, ce choix est vertueux.

Les distributeurs efficaces, heureux dans leur travail feront alors en sorte que courrier, IP, colis, arrivent alors à leur but : la boîte aux lettres, la personne, …..etc.

  • Est-on sûr que cette approche va suffire à elle seule, à inverser un turn over très élevé ?
  • Est-ce que cette tactique sera suffisamment rapide et efficace pour gagner le challenge à venir ?
  • Les distributeurs et distributrices ont-ils été mis à contribution, toujours dans le cadre de ce challenge à venir dans lequel ils sont les acteurs majeurs?
  • Quelles sont toutes les voies qui ont été explorées pour gagner ce challenge ?
  • Quels autres services opérationnels de l’entreprise qui ont été mis à contribution ?
  • Pourquoi le turn-over est un phénomène récurrent chez ADREXO ?

Aidons notre Direction des Ressources humaines, réfléchissons avec elle !

Allons directement au but.

Le terrain, la simplicité de la mission à accomplir (nous parlons des femmes, des hommes et de la mission qui leur est confiée, pas de l’organisation et de la stratégie de l’entreprise !), permet de poser deux points, deux axes de réflexions qui permettront d’avancer et sans nul doute de réduire de façon importante le turn-over.

  1. Le respect du travail fait par les distributrices et des distributeurs
  2. Le Management des distributrices et des distributeurs

3 – Le respect du travail fait

Le socle d’un travail quel qu’il soit est d’abord d’être rémunéré pour le travail fait.

Comment imaginer pour un collaborateur un avenir, un bien-être, une sécurité sans être payé sur le temps passé et la couverture de tous les frais engagés pour remplir sa mission.

La distributrice ou le distributeur n’a pas à subir sur son temps ou sur ses propres biens le fonctionnement de l’entreprise. Si la mission confiée est remplie efficacement, l’entreprise crée de la valeur ajoutée qui doit se porter en premier lieu sur les personnes créant cette valeur.

Au-delà de la morale, du respect de l’autre, qui aujourd’hui (au moins dans le discours !) sont les socles de toute organisation moderne pour construire son avenir, le non-respect de ces règles de bases est qualifiable juridiquement, avec les conséquences en découlant.

Il sera temps ensuite de parler de management, de formation, de plan de carrière et pourquoi pas d’organisation et de stratégie, mais préoccupons-nous vraiment de ceux qui font vivre ADREXO.

A moins que nous nous trompions, le socle d’ADREXO, celui sur lequel le projet d’entreprise s’appuie, c’est l’ensemble des distributrices et des distributeurs ! Toutes les réflexions stratégiques, organisationnelles, quel qu’en soit le but s’appuieront toujours sur ce fait incontournable qu’ADREXO n’existe que par ses distributrices et distributeurs.

Pourquoi ADREXO dysfonctionne autant ?

Avec des distributrices et des distributeurs heureux, ADREXO peut avoir toutes les ambitions, agir sur tous les marchés, courrier (avec ou sans signature, recommandé ou non), IP, colis.

Pour encore un certain nombre d’années, avant la distribution automatique (drones, véhicules sans pilote, …etc), l’humain sera la seule façon d’amener un produit directement à la personne à l’endroit qu’il aura choisi.

Concrètement chez ADREXO quel est le problème ?

Tout le temps passé au travail et les kilomètres parcourus ne sont pas payés.

4 – Tous les collaborateurs le savent, en sont conscient. Un nouveau venu, sait dès le premier jour que son temps et ses kilomètres ne sont pas intégralement pris en charge, pourquoi resterait-il au sein d’une telle organisation.

Le Management et l’organisation ADREXO fait comme si cette situation n’existait pas. Pour quelles raisons ?

Quelle inconscience pour des personnes en responsabilité de penser que l’on peut utiliser l’autre pour créer un modèle économique vertueux, solide et préservant l’avenir de 18 253 collaborateurs !

Rentrons dans les détails :

  • La badgeuse permet de mesurer le temps, il faut apprendre à s’en servir, c’est un sujet.
  • Le travail de distributeur c’est aussi parcourir un certain nombre de kilomètres.
    • Pour faire ces kilomètres on utilise son véhicule personnel dans des conditions « anormale » au sens ou l’utiliser avec une charge importante est anormal, le taux de remboursement correspondant à une grille construite pour l’utilisation normale de son véhicule.
    • Enfin les kilomètres réellement parcourus.

Tous les points ci-dessus sont à approfondir, que ce soit dans leur dimension opérationnelle, organisationnelle, financière et stratégique, nous le ferons, je vous propose de commencer par la fin, les kilomètres parcourus.

Les kilomètres parcourus sont à décomposer en trois points :

  • Aller et retour de son domicile au dépôt pour récupérer la marchandise, le domicile devient donc un lieu de travail (la préparation) et de stockage.
  • Les INTRA UG, tous les kilomètres parcourus dans le secteur défini par les plans ADREXO.
  • Les INTER UG
    • Les kilomètre domicile/secteur de début et de fin de journée
    • Les kilomètres entre les différents secteurs
    • Les kilomètres pour recharger son véhicule

5 – Les kilomètres parcourus sont à décomposer en trois points :

  • Aller et retour de son domicile au dépôt pour récupérer la marchandise, le domicile devient donc un lieu de travail (la préparation) et de stockage.
  • Les INTRA UG, tous les kilomètres parcourus dans le secteur défini par les plans ADREXO.
  • Les INTER UG
    • Les kilomètres domicile/secteur de début et de fin de journée
    • Les kilomètres entre les différents secteurs
    • Les kilomètres pour recharger son véhicule

Chacun sait que ces kilomètres ne sont pas payés dans leur totalité.

Nous avons vérifié poste par poste la réalité des kilomètres effectués et avons constatés des écarts pouvant aller jusqu’à 50% de kilomètres parcourus et non-payés.

C’est un travail complexe et long que celui de reconstituer dans le détail les parcours réalisés, mais nous sommes aujourd’hui en mesure de le faire afin de constituer un dossier défendable.

Nous sommes convaincus que ce combat est le seul qui vaille pour préserver l’avenir d’ADREXO.

Des collaborateurs payés justement c’est la base de la construction d’un avenir pour une entreprise. C’est le socle de toutes les autres réponses qui peuvent être construites.

C’est notre combat, nous voulons le gagner, avant de nous attaquer concrètement à tous les autres.

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3 Commentaires

  1. Bonjour
    Après un tel tableau dressé et ses (fâcheuses) conséquences, ce serait bien si la direction d’Adrexo acceptait un droit de réponse pour expliquer les causes à leurs yeux de ce malaise global ?!
    Qui pourrait passer le micro au staff dirigeant ?

  2. bonjour
    je voudrait réagir,si le responsable ne retient pas les distributeurs ou distributrices il a surement ses raisons?mais vaut mieux retenir des denrées rare qui effectue sont travail chaque semaine ,et que ce responsable explique pourquoi il ne souhaite pas que son distributeurs ou distributrices partent ..mais la moral de cette histoire si un distributeurs ou distributrices souhaitent quittait l’entreprise le responsable peut rien faire pour le retenir.

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