Clin d’œil du jour : un étrange piratage informatique annoncé par la direction

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Vendredi, 14 heures…. Les services support RH du siège anticipaient un temps de sieste bien mérité, après une dure semaine de labeur composée de 4 appels téléphoniques et de la rédaction de 2 courriers presque terminés, quand soudain…

Tous les téléphones se mirent à sonner de concert.

Ce n’était pourtant pas l’habituelle heure du thé ou celle de la pause baby-foot dans l’espace détente.

L’émotion fut totale car même celui attaché à la gestion de la région Aquitaine, pourtant classé secret défense pour ne troubler le repos de personne, sonnait lui aussi !

J’en atteste !

Le même phénomène s’est également produit sur une bonne partie des autres postes du siège et sur ceux du réseau des agences, partout en France et même sur une grosse partie des portables.

En décrochant, on pouvait entendre à chaque appel le même message.

Celui d’un homme sur un ton monocorde qui réclamait de l’argent, 93 000 euros précisément.

Le tournage d’inséparable 2 ?

Pas de détail… Serait-ce un enlèvement d’un actionnaire et une demande de rançon ? Très vite, un vent d’inquiétude souffla sur toute l’entreprise…

Les appels se multipliaient pendant deux heures, chaque minute sur chaque ligne, les destinataires ont fini par en comprendre la raison.

Nous vous en avons déjà parlé ici. L’entreprise utilise les services d’un prestataire (étoile communication) pour effectuer des contrôles téléphoniques à l’aide d’un robot (self contrôle), qui lance des appels et qui recueille les réponses des personnes, afin d’obtenir un score de qualité de distribution.

L’utilisation de cet outil a été limitée drastiquement. Economies obligent !

Et notre prestataire qui n’a qu’un client, Adrexo, se trouve privé de recettes et trouve cela dur. Il est étroitement dépendant d’Adrexo et dit avoir engagé une action judiciaire. De plus, il n’est plus payé et réclame un solde de 93 000 euros. Là aussi, il affirme avoir engagé un procès.

Sans doute à bout de nerfs, il a décidé de réclamer son dû et de s’expliquer en direct, sur toutes les lignes en même temps. Montrant d’un coup, toute l’efficacité de son dispositif d’appel et tentait ainsi accessoirement de prouver que l’entreprise avait tort de s’en priver.

Situation assez cocasse me direz-vous. Une sorte d’arroseur arrosé. L’entreprise a eu du mal à expliquer l’affront :

“Nous faisons l’objet, depuis 14h, d’une tentative de piratage que nous sommes en train de résoudre.
Il s’agit de messages téléphoniques qui sont envoyés massivement depuis une plateforme extérieure à certains téléphones fixes et portables de collaborateurs du groupe.
Ces messages réguliers et répétés contiennent par ailleurs des informations erronées à caractère délictueux. Notre service juridique est mobilisé sur ce sujet.”

Après les manifestations des fournisseurs et sous-traitants à Aix devant le siège, c’est maintenant par téléphone que ces sauvageons viennent réclamer. A quand l’arrivée par les airs ?

Le message entendu (le supposé piratage !):

Il est vrai, et nous l’avons déjà dit ici, que la situation de l’entreprise impacte les salariés, les agences, le fonctionnement, l’investissement, mais aussi les fournisseurs et sous traitants qui sont parfois de petites entreprises qui peuvent éprouvés des difficultés par ricochet.

4 Commentaires

  1. J’y ai eu le droit à cet appel.
    La meilleure c’est ensuite le communiqué de la dosi tentant de transformer ca en tentative de piratage alors que à aucun moment ce message ne demande d’info bancaire ou autre…bref comment faire confiance dans une direction qui nous ment.

  2. c est encore des impayés de la direction
    un type qui se plaint comme ca pour ses 93000 EURO POUR LEUR SOCIETE ET DES PLAINTES DEVANT LE TRIBUNAL
    C EST UN DROLE DE PIRATAGE

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