Avons-nous raison d'avoir des doutes sur la gestion de l'entreprise ? Apparemment oui !

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Notre syndicat n’est pas très satisfait du comportement et surtout de la gestion de l’entreprise par nos actionnaires et notre direction. Ce n’est pas un secret !

Une organisation syndicale libre et indépendante ne peut soutenir l’insoutenable.

Il y a, derrière tout cela, des salariés et la première mission d’un syndicat est de les défendre et de les protéger.

Notre attention s’est récemment portée sur des opérations comptables passées pendant le dernier trimestre 2019 dans la comptabilité d’Adrexo.

Dans un document que nous avons pu consulter, qui concerne les comptes 2019 d’Adrexo, la direction indique avoir inscrit 4 millions d’euros en “factures à établir”, de manière à inclure dans l’exercice comptable de l’année 2019, cette somme.

D’après un expert comptable que nous avons consulté, cette disposition du plan comptable permet de “comptabiliser des ‘factures à établir’. Ce sont toutes les factures qui n’ont pas été faites par l’entreprise à la clôture de l’exercice et qui concernent des livraisons de biens ou des prestations réalisés avant cette date“.

En ce qui concerne Adrexo, cette facturation ne serait le reflet d’aucune activité, d’aucun service et purement fictive. Elle a d’ailleurs été intégrée bien avant la clôture des comptes de l’exercice. Il n’y a donc aucun coût en face et elle revient à améliorer sensiblement la marge de l’entreprise.

Lorsqu’un commerçant encaisse une somme sans fournir un bien ou un service en contrepartie, la somme facturée profite entièrement à la rentabilité de l’entreprise et génère une marge importante.

Il nous a été suggéré que cette opération aurait pour vocation de faire croire à un éventuel investisseur que les difficultés d’Adrexo s’amenuisent.

Que la tendance s’inverse avec une amélioration de rentabilité sur la fin d’année, notamment sur le dernier trimestre.

Il est donc assez légitime de se poser la question sur la sincérité des comptes de l’entreprise et de ce qui est présent dedans. Non ?

Faut-il y voir un lien avec le silence “assourdissant” des commissaires aux comptes ?

Ces rumeurs sont suffisamment graves et nous les avons informés.

Le ministère des finances serait également au courant depuis la mi-décembre et nous ne savons pas si les dispositions de l’article 40 du Code de Procédure Pénale ont été activée, mais il n’y aurait rien d’étonnant.

Faut il aussi y voir un rapport avec le retard constatée dans la réalisation d’un nouvel emprunt bancaire, dont la mise en oeuvre est sans cesse repoussée ?

Le ministère qui connait la difficulté liée aux écritures comptables, considère soit, que ce n’est pas un problème, soit doit être bien ennuyé pour jouer le rôle de facilitateur et d’intermédiaire entre les investisseurs et l’entreprise.

Comme l’indique ironiquement nos gestionnaires : nous n’y connaissons rien !

Alors laissons-les nous expliquer… !