Depuis quelques mois, l’entreprise a décidé de limiter le temps de travail de ses distributeurs.

Les codes permettant d’aller au delà du temps « Max », temps record du secteur, ne sont bien souvent plus donnés.

L’entreprise a décidé de ne plus distribuer entièrement nombre de secteurs.

La consigne donnée par la direction générale est de ne plus donner de codes permettant de dépasser les temps records constatés sur le secteur.

Au diable la qualité, priorité à la rentabilité !

Les managers techniques et commerciaux s’arrachent les cheveux, respectivement pour maintenir une production cohérente, et pour laisser croire aux clients que tout va bien.

L’effet boomerang ne saurait tarder et pointe déjà son nez sous la forme du respect des temps prévus aux contrats de travail.

Car, nos contrats sont calibrés sur la moyenne du temps habituel, et donc éventuellement avec des dépassements.

Ceux-ci n’étant pas réalisés en ce moment, les distributeurs travaillent moins mais conservent la base du contrat de travail habituel.

Les contrats sont modulés et permettent un écart chaque mois mais si cet écart persiste sur plusieurs mois, le salarié travaille trop peu.

L’entreprise doit lui garantir au moins 75 % de l’amplitude de son contrat chaque mois et le nombre d’heures prévues au contrat à l’année.

Déjà, sur le premier paramètre, le « MG » et donc la garantie de 75 % de la valeur du contrat, chaque mois, les scores explosent et il est demandé aux responsables de devenir magiciens et « d’aménager » cela principalement par des feuilles de route refusées qui, dans la pratique, s’avèrent totalement fictives.

Pour les autres les salariés perçoivent ce minimum garanti et sont donc en partie payés sans travail réalisé en echange.

Pire, à l’année, le cumul s’avère parfois très important et l’entreprise doit et devra payer cette sous-modulation à l’échéance de la période, pour arriver au nombre d’heures prévues aux contrats, même si certaines n’ont pas été travaillées.

Il est donc imposé une limite de temps de travail pour accroitre la rentabilité au risque de décevoir des clients et, en même temps, il est payé des heures non travaillées…

N’en doutons pas, la balance penche sans doute du coté de l’entreprise mais, uniquement grâce à des artifices qui pourraient bien lui couter chère à terme, par exemple en cas de contestation des milliers de feuilles de route refusées qui n’ont qu’un objectif : détourner les règles de modulation.

Rappelons, que pour proposer une modification du planning et des secteurs de distribution, et en particulier pour en ajouter, l’entreprise doit respecter un délai de prévenance de 7 jours.

Sans pouvoir prouver que le secteur a été proposé dans ces conditions, Adrexo ne peut imposer un secteur supplémentaire à un distributeur. Or, dans la réalité, rien n’est vraiment proposé, nous découvrons les feuilles de route refusées sur l’écran de la badgeuse sans même savoir ce qu’elles contiennent.

Pourtant, elles impactent directement le salaire par la suppression des mécanismes de garantie que sont le minimum garanti mensuel et le paiement de la sous modulation annuelle.

La feuille de route refusée, lorsqu’elle devient habituelle et récurrente, n’a pas de sens et surtout, aucune base légale.

Soit le salarié refuse effectivement de respecter son contrat et il est de la responsabilité de l’entreprise d’engager des sanctions, soit, l’entreprise limite volontairement l’activité de son salarié et elle doit respecter les dispositions règlementaires et en assumer le coût.

Nous répétons et nous vous alertons depuis des années sur ce point : ne signez pas de feuilles de route refusées à la légère et ne signez que si elle correspondent effectivement à un refus ponctuel de votre fait et pas par obligation.

Personne ne pourra vous sanctionner pour ne pas accepter ce dispositif illégal.