Daniel, le salarié du mois d’octobre 2018.

Daniel est né, il y a quelques années, à Taverny dans le Val d’Oise (95). Il travaille comme distributeur depuis 10 ans à Alès et ses environs, dans le charmant département du Gard (30), lui-même situé dans la non moins charmante région des Cévennes, dont Alès est considérée comme la capitale..

Une fois n’est pas coutume, nous allons laisser Daniel nous conter son parcours professionnel. Pour ce qui est de son « parcours humain », il l’a commencé au sein d’une famille nombreuse, dont le papa était d’origine anglaise :

« De retour du service militaire, je me suis rendu compte que l’urgence était de trouver un job qui me permettrait de vivre convenablement. J’ai tenté l’aventure dans l’enseignement mais si le boulot était passionnant, le salaire était dérisoire. Après une année passée chez Dassault, j’ai participé à la création d’une entreprise de tôlerie pour l’électronique avec mes frères.

Lorsque la société fut bien lancée, je repris mon indépendance, assuré que les versements à la CRICA (caisse des cadres) continueraient, même en dehors de ma présence. Passionné par la sécurité incendie, je mettais au point un système coupe-feu que j’exploitais durant cinq bonnes années. Une grosse entreprise me proposa de lui vendre le brevet.

Cette importante somme d’argent me dévia sournoisement de la réalité. nous descendîmes en Provence où les jours s’écoulaient dans le bonheur. Je vendis (moins cher) un nouveau brevet qui nous permit de vivre correctement. Mais lorsque l’on puise quotidiennement dans la cassette, la source se tarit vite et je dus trouver du travail.

Une agence locale d’intérim me proposa un boulot dans mes cordes, dans une entreprise de chaudronnerie. Victime d’un banal accident de travail, le patron de l’agence d’intérim me proposa un poste de commercial, poste qui me mena à celui de directeur de l’agence, puis gérant d’une société de sous-traitance, en association avec mon ex-patron.

Ceci me conduisit à l’âge de la retraite, et je m’aperçu que les versements à la CRICA avaient cessé dès mon départ, soit trente ans plus tôt. Ce contretemps m’a valu le plaisir d’exercer mes talents (enfin ce qu’il en reste) chez ADREXO.

     

     . 1- A quoi penses-tu le soir en te couchant ?

  • Lorsque je referme mon livre (je lis au moins une heure chaque soir), mon esprit vagabonde et ne s’attarde que sur les faits marquants de la journée passée.
  • 2 – L’endroit où tu te sens le mieux ?
  • Chez moi, entouré des miens. Nous avons eu, mon épouse et moi, quatre enfantsqui ont générés douze petits-enfants et quatre arrières petits-enfants (série en cours).
  • 3 – S’il fallait que tu ne manges qu’une seule chose pendant six mois, ce serait quoi ?
  • Du pain bien sur ! C’est le seul aliment qui soit consommé quotidiennement sans que l’on ne s’en lasse. 
  • 4 – Ta destination idéale pour partir en vacances, ce serait où ?
  • Nous avons, mon épouse et moi, parcouru une bonne partie de la planète. Alors j’avoue qu’un bref séjour dans l’espace nous comblerait. 
  • 5 – S’il te restait une journée à vivre, tu ferais quoi 
  • Je réunirais, dans la mesure du possible, tous mes proches. Je leurs dirais combien il est doux de quitter cette Terre (puisque cela est inéluctable) dans l’affection.
  • 6 – Si tu pouvais changer une chose chez toi (Physique ou pas), ce serait quoi ?
  • Ce serait plutôt mental. Ne plus accorder systématiquement ma confiance en mon prochain. Ma naïveté s’est trop souvent retournée contre moi.
  • 7 – Qu’est-ce que tu aimerais accomplir un jour et qu’est-ce qui t’empêche de commencer à le réaliser aujourd’hui ?
  • J’ai passé l’âge de prétendre refaire refaire le Monde. Cependant, j’aimerais persuader les responsables de l’entreprise qui nous emploient, que la grande majorité des salariés (je parle là des distributeurs et distributrices, personnel que je connais bien) est digne d’être respectée. Ce que les récentes dispositions semblent battre en brèche. Personne ne contestera que la gestion des badgeuses est un problème gigantesque dont l’exploitation se retourne invariablement contre le distributeur. Vaste problème qui ne peut être développé et résolu ici.
  • 8 – Si l’argent n’importait pas, tu ferais quoi dans la vie ?
  • Je consacrerais plus de temps à la lecture et à l’écriture. Je suis l’auteur de plusieurs romans, dont un seul a été édité. Mais cela se retournerait contre moi, puisque les efforts fournis lors de l’exercice de notre activité garantissent notre forme physique. Le coeur irrigue sans violencedes muscles éternellement en mouvement, ce qui éloigne de nombreux tourments de santé.   
  • 9 – Le plus bel endroit où tu es allé(e), c’est où ?
  • Le septième ciel !
  • 10 – A quel point ta vie se compliquerait si on t’enlevait ton téléphone portable ?
  • En dehors du fait que cette merveille de technologie me permet de trouver immédiatement la réponse à une question (et ce où que je sois), l’absence de téléphone ne pénaliserait que celui qui veut me joindre.  
  • 11 – Qu’est-ce que tu détestes par dessus tout ?
  • L’injustice.
  • 12 – Le don de la nature que tu voudrais avoir ?
  • Savoir jouer en virtuose d’un instrument de musique. 
  • 13 – Fautes qui t’inspirent le plus d’indulgence ?
  • Je me montrerais indulgent envers celui qui affamé vole de la nourriture dans l’assiète de celui qui se force pour terminer un trop copieux repas.
  • 14 – Ta devise ?
  • Parodiant Cyrano de Bergerac, je dirais :   » Pas bien haut, peut-être, mais tout seul… »

 

 

 

2 pensées sur “Daniel, le salarié du mois d’octobre 2018.

  • 22 octobre 2018 à 12 12 27 102710
    Permalink

    Bonjour .j’admire beaucoup les gens d’un certain âge qui sont à la retraite, et qui travaillent encore et qui ont déjà des années auparavant bien rempli. Alors Daniel je vous admire pour ce beau parcours un point en commun la chaudronnerie. Prenez soin de vous .Cécilia

    Répondre
  • 24 octobre 2018 à 7 07 54 105410
    Permalink

    Un texte, une vie professionnelle et privée très, riche et beau à lire. Quelle sagesse et modestie qui parle avec le recul d’une de ces personnages même déjà âgés qui ont choisi ou dû choisir de travailler chez ADREXO…

    Je voudrais bien acheter cette première publication pour comparer…

    Une idée pour le gestionnaire de ce forum et les managers si loin de la vie active des salarié es :

    Pourquoi pas organiser une foire des distributeur es créatif (ve) s d’ADREXO une fois par an ?

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Support