Harcèlement sexuel à Bondoufle (91) : la CAT communique

Communiqué :

La salariée prétendument harcelée aurait sans doute tout inventé ?

Depuis plusieurs semaines, une salariée de l’entreprise Adrexo de Bondoufle (91), communique sur tous les médias locaux et quelques nationaux pour dénoncer des prétendus faits de harcèlement sexuel de la part d’un cadre, responsable adjoint de l’agence.

Soutenue par le responsable d’agence et le délégué du personnel (SUD-PTT), ainsi que par le syndicat SUD-PTT, elle a déposé plainte auprès de la gendarmerie. Comme c’est l’usage, le comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de l’entreprise Adrexo est intervenu dans le cadre d’un droit d’alerte.

La commission d’enquête paritaire du CHSCT, constituée d’élus et de membres de la direction, a rendu un rapport édifiant et, surtout, a considéré qu’il n’y avait aucun témoin des faits reprochés sur le site, pourtant fréquenté par toutes les distributrices et tous les distributeurs de publicités et qu’il n’y avait donc pas lieu de reconnaître un quelconque, harcèlement sexuel.

Pourtant, de sa propre voix, la salariée affirmait devant les caméras et les journalistes :

« Quand j’allais dans la cuisine et que je me trouvais seule, il venait, il m’enlaçait, j’avais pour seule défense mes hurlements, j’hurlais, j’hurlais, ça faisait rire tout le monde dans l’entrepôt d’ailleurs, et il me disait tout doucement, chut…tais-toi, tais-toi »

Or, ce qui aurait dû être naturellement entendu et vu par tous, s’avère finalement inconnu de l’ensemble des salarié(e)s. Personne n’a entendu ni vu quoique ce soit.

Pas un, n’a entendu quoique ce soit. Pas un, n’a vu quoique ce soit et surtout on peut légitimement d’interroger sur ce silence collectif qui, lui, ne peut être manipulé.

Au demeurant, la salariée dont le travail de distributrice de publicité n’imposait qu’un seul passage par semaine, venait pourtant déjeuner dans le réfectoire cuisine de l’agence, presque chaque jour, en compagnie des permanents, dont le prétendu harceleur.

Le délégué du personnel (SUD-PTT) qui indiquait avoir été témoin de tentatives de viol, aurait finalement refusé d’attester officiellement et aurait tenté de manipuler la gendarmerie de Bondoufle en essayant de subordonner une prétendue autre victime. Heureusement, cette dernière a indiqué aux gendarmes n’avoir jamais subi de harcèlement.

Le responsable d’agence, après avoir tenu de longs réquisitoires, pendant la séance du CHSCT et devant les journalistes, et nommant même le prétendu coupable, indique finalement qu’il n’a rien vu.

Bien plus, la salariée, qui se déclare harcelée depuis un an, a été embauchée en septembre 2016, pour ensuite demander à faire valoir ses droits à la retraite en mai 2017, a sollicité l’entreprise, via le prétendu harceleur, afin d’être immédiatement réembauchée au même poste, dans la même agence, alors qu’elle indique avec assurance que sa présence dans les locaux était « énormément traumatisante ».

Ce dossier comporte à l’évidence des contradictions flagrantes, tant de la part de la prétendue victime que de la part des syndicalistes SUD-PTT, qui ont communiqué avec empressement sur une situation qui semble avoir été montée de toutes pièces.

Le syndicat SUD-PTT a d’ailleurs cessé de communiquer dès l’instant où le responsable d’agence, censé défendre la prétendue harcelée, a changé d’étiquette pour rejoindre brutalement la CGT. Laissant ainsi son ancien syndicat seul devant ses responsabilités.

Ce dossier présente à l’évidence des manoeuvres inacceptables, allant jusqu’à l’envoi de lettres anonymes à l’épouse du soi-disant harceleur, comportement qui démontre la volonté de nuire plutôt que d’agir afin d’obtenir la manifestation de la vérité. De plus, la communication outrancière sur les réseaux sociaux démontre au surplus cet objectif abject et malsain.

Pour toutes ces raisons et devant ces accusations mensongères, le cadre injustement accusé de harcèlement, aujourd’hui blanchi par ses pairs, vient de saisir le Procureur de la République pour les faits de dénonciations calomnieuses, de tentative de subordination de témoin, de production de fausses attestations, pour diffamation envers les accusateurs, leurs complices et tous ceux qui ont propagés ces informations diffamatoires.

Le syndicat CAT qui était resté jusqu’à présent silencieux, par respect pour les institutions et l’enquête en cours, sera présent aux côtés de ce salarié et de sa famille, qui sont très éprouvés, afin de les soutenir sur le plan moral, pour que justice soit faite et ainsi assurer la continuité de la présence de notre camarade et collègue dans l’entreprise.

Au-delà de ce cas particulier, ce dossier pose la question du traitement médiatique réservé à ces accusations sans fondement alors que d’autres personnes, en particulier des femmes, subissent de véritables calvaires et auront ensuite beaucoup de difficultés à se faire entendre du fait d’allégations dont l’analyse prouve, ultérieurement, qu’elles n’étaient qu’un moyen de communication et/ou de vengeance gratuite.

philippe Viroulet

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